Tout a commencé à Bagnères de Bigorre pour la petite vingtaine de castors – quelques-uns accompagnés par leurs douces –, qui avaient pris le parti de ce week-end pyrénéen, concocté par Sergio et le Tarbais.
Bagnères est une cité provinciale, une sous-préfecture, un rien hors du temps. Longtemps Bagnères tutoya les sommets du rugby : deux finales du championnat de France en 1979 et en 1981. Les joueurs avaient nom Gachassin (qui y finit sa carrière), Aguirre, Bertranne, Gourdon… Seb fit ses premières armes de rugbyman à quelques pas de cette cité. Sergio, lui, faisait ses apprentissages du côté de Lourdes.
L’auberge espagnole, les hortensias

Tout a commencé aux hortensias par une auberge espagnole. Une maison aménagée par deux amis de Seb. Dans la petite cour intérieure, au bel olivier, nous bûmes, mangeâmes moult charcuteries, des araignées de porc à la plancha, une plancha restaurée par Amélie, et ce gâteau à la broche tant vanté par Seb. Un must.
Si certains dormaient aux hortensias, d’autres s’assoupissaient au Club des cinq. N’étaient Arnaud et le barde qui firent une virée à Marsas, chez Sergio. Il vit au creux de la Montagne Sergio. Son petit village n’excède pas 75 âmes. De sa terrasse, il lorgne la montagne. Un petit cours d’eau coule chantonne au creux de sa vallée.
Le pic du Midi

Sur la route qui monte au col du Tourmalet, des cyclistes à foison, ahanant sur leurs bécanes. Arrivés au col, nous nous séparâmes. D’aucuns firent l’ascension vers le Pic de Midi à pinces lors que d’autres prirent le téléphérique. Il faut citer les randonneurs : Croucrou et Elisabeth, Julien, Arnaud, Christophe, le barde et, bien sûr, Sergio en guide suprême. La montagne est belle comme chante l’autre. Ah, la lumière nimbant la vallée de Cauterets. Et le joli lac d’Oncet. Ceux du téléphérique furent pris dans la journée du patrimoine et eurent droit à maints commentaires sur le site.



Les Halles

Tous de redescendre et de se retrouver à la poissonnerie des Halles du marché pour grignoter après s’être baladés alentour, sur le marché. Une faune mêlée se prêtait à nos regards, baba cools et autochtones. Puis, nous sommes allés aux hortensias. D’aucuns suivirent la demi-finale des filles, d’autres barbotaient dans la petite piscine des hortensias.
Chez Loulou, une histoire de garbure

Le soir, prenant la route de Marsas, nous fîmes escale chez Loulou où la garbure est de rigueur. Pioupiou ne la trouva pas à son goût et d’autres eurent quelques hauts-le-cœur, la faute à un gras un tantinet rance. D’autres encore se régalèrent. Ainsi va la vie. Nous ne sommes pas égaux devant la garbure. Pioupiou oublia de se joindre aux véhicules qui nous rapatriaient à Bagnères et redescendit avec la fille du patron.
La cueillette

Le dimanche matin, virée aux champignons pour quelques-uns, du côté de Mauvezin (pas celui de Roger Couderc qui est dans le Gers). Nous nous garâmes presque d’une ravissante chapelle avant de descendre dans des bois où le hêtre domine. Amélie cueillit deux ou trois jeunes pousses de cèpes. Ces dames des girolles à la lisière des bois. Il pleuvait mais rien ne pouvait entamer nos ardeurs mycologues.

L’étape du berger
Après une halte à Bagnères pour prendre nos valises, nous reprîmes la route du Tourmalet pour déjeuner à l’Etape du berger, chez le pote de Macron. Le ciel était gris de nuages ; il pleuvait ; le froid était de rigueur. La charcutaille et la côte d’agneau étaient bercées par des airs de Flamenco. Pour la plus grande joie du Vieux Quatre qui poussa la chansonnette.
Sous la pluie, sous le froid, nous prîmes le chemin du retour, le coeur un peu serré. Sergio, lui, restait at home. Un Sergio bientôt grand-père d’un petit Marcel. Merci à lui et à Seb pour cette virée pyrénéenne.