Par le Barde et Bardibulle

Le tout du trou
C’était un soir de trou, un soir sans pré par la faute d’un soleil plus incisif que de coutume. Notre antre, notre grotte, notre péninsule nous préservait de ses excès et nous étions une quinzaine à l’honorer. Pas de cuistot désigné. Sous la canicule, exit l’abécédaire de nos devoirs. Et c’est Jacouille qui prit notre repas en mains. Jacouille, il résume à lui seul toutes les lettres de notre alphabet ; c’est un tout, le tout du trou.
Et Poulpo fit un saut

Et c’est au son de la trompette de Laurent que nous pénétrâmes dans notre îlot de fraîcheur. Maxence avait préparé l’un des apéros dont se délecte la botte italienne. El Poulpo fit un saut, pour notre plus grande joie, nanti d’un clafoutis. La classe ! Nous jouâmes une belote de comptoir avec force participants.
L’art d’accommoder les restes
Jacouille avait complété les restes de notre précédent dîner. L’art d’accommoder les restes n’appartient qu’aux plus grands. Pas de vieux quatre, mais Pépé était là malgré son épaule récalcitrante. Et Sapiac était de retour. Quant à Flo, il était royal dans sa tenue d’été.


Pâté et tomates mozzarella. Rosé en pichet. Baguettes pour saucer. Et trompette. Puis ratatouille façon Jacouille, comme une évidence, avec des cuisses de poulet.



Régis régit le lancer d’assiettes. C’est peu dire qu’il opéra à un régime soutenu. La trompette de Laurent rugissait, accompagnant le fracas des ustensiles éclatés sur le pavé du trou.
Le clafoutis d’el Poulpo

Et il y eut ce clafoutis. Flo adressa à notre tendre Poulpe un message avant que de nous convier à partager l’offrande de notre bien-aimé. C’était bon. Amélie gloussait de plaisir.

Puis, il y eut un concours de fléchettes et de la belote. Creedence résonnait, alternant avec Michel Delpech. Un mélange devant tout aux mains habiles de notre Flo.




L’étoile de Sirius
Nous repartîmes plus tôt que de coutume puisque nous avions entamé nos tendres hostilités plus tôt que d’ordinaire. Une nuit lourde, sèche nous saisit sitôt la porte franchie. Le barde et Hamilton pédalèrent avant de se séparer à l’amorce de la rue Mouneyra. Maxence regagna son Bassin. Tous de jeter un œil rétif à l’étoile Sirius. Le mot canicule vient, en effet, du latin canicula, diminutif de canis, le chien. Canicula signifie littéralement petite chienne — et désigne en fait l’étoile Sirius, l’astre le plus brillant de la constellation du Grand Chien (Canis Major). Les Anciens associaient donc la chaleur accablante de cette période à la présence du petit chien dans le ciel : la canicula… d’où l’expression dies caniculares, les jours du petit chien, que nous avons sagement raccourcie en canicule.