Par le Barde et Bardibulle

2024, chemin faisant se rapproche de son bout d’an. Apparemment le castor n’est pas le seul dans l’orbite à trouver une révolution. La course sur le pré est un plaquage cathédral au cycle des saisons qui passent. La satellisation est une simple mise en perspective du fameux bon sens en mouvement. Les choses bougent sans bouger et pourtant elle tourne. Les castors tournent aussi pour une mise en chauffe. Dehors il fait droit tandis qu’au trou il fait chaud. L’ovale sur la question garde du faux rebond à l’aile. C’est la magie qui se prête au jeu à XV. Sur le coup nous serons X. Tout trésor caché à preuve du contraire mérite sa X. Le pré dans son synthétique ne bouge pas. Le moderne se fout de la nature à l’inverse des genoux qui comptent les tours. La météo sur le sujet est un rappel à l’ordre, l’humidité dans les jonctions fait grincer charnières. Pour le coup nous retrouvâmes un ancien neuf. Le neuf dans l’ancien est comme une cerise sur le gâteau. Un délice dans le rappel de la feinte. Mozart est un métronome, il pointera son essai. N’est pas neuf qui veut ! Le Tarbais fera à son habitude de nombreuses piges et sera le dernier marqueur au titre de 2024. 

Les notes du Barde confirment que le premier comme le dernier essai ont été marqués par le même castor. L’histoire est écrite et reste une affaire de Barde. Gloire au Tarbais. Tout bouge et rien ne bouge. Principe de toute révolution. 

La douche et direction le trou. Il était là, avec Esteban. Le père et son petit revenu de Saint-Barth. Sur le comptoir, il avait disposé quelques grands crus de 2021 où la rive droite avait la part belle, n’était un Margaux. Les premiers arrivés abusèrent de ce millésime à dessein puisque l’on dit qu’il ne sera pas de garde. Il faut prendre les mots à la lettre.

C’était la dernière soirée ordinaire de la saison. Nous étions encore une trentaine. Comme le temps était au froid, Perdigue nous servit de la soupe. Mais il y ajouta des grains de courges grillés. Qui dira le charme de ces petits riens qui sont tout. Pas Amélie qui répugna aux grains et se contenta du breuvage sans extra. C’est un pur. Pour lui, ce qui vaut est sans chichis. L’on peut admettre cependant que le charme tient à ces petits riens que l’on ajoute à l’ordinaire. Pour Amélie, le plaisir est dans l’épure.

La joue de porc se fait rare. Perdigue la réhabilita et la servit en daube. Non, ce n’était pas du boeuf, pas davantage de la crête de coq, mais du porc ; et ce fut divin, suave. De saucer sans fin nos gamelles nous nous fîmes donc devoir. Dieu que c’était bon. Dieu a-t-il quelque chose à voir avec la joue de porc ? Rien n’est moins certain et l’on peut exercer sa foi sur d’autres opportunités. Et puis le trou n’est pas la cène. 

Aidé de sa progéniture, Perdigue lança ses assiettes comme un beau diable. Oui, le diable est beau lorsqu’il est adroit de la sorte. Il n’y eut qu’une perte. C’était très peu. Et nous pûmes apprécier un camembert coulant à souhait et le sec d’un brebis.

Une tarte aux poires accompagnée de sublimes pastels nata venus tout droit de Bègles qui n’est pas que morues conclurent nos agapes.

Perdigue avait poussé la barre très haut. Ce n’est pas l’Amiral qui dira le contraire. Ultime repas pour une cuillère méritée nous semble-t-il. Mais il faut laisser les juges opérer.

La menthe rafraîchissant nos palais, nous papotâmes jusque tard dans la nuit. Une nuit d’hiver aux étoiles éclatantes. JB regagna Villenave heureux d’avoir éprouvé son corps sur le pré. L’éternité n’a pas d’âge bien évidemment même si elle n’est guère plus longue que la vie.

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