Par le Barde, bardibulle
Sur le pré comme de loin, rien ne bouge. La lanterne rouge est conduite par Dudu qui clôture la noria de nos coureurs. Le rouge est passé, le portail se ferme, quelques tours de chauffe pour les courageux, un étirement pour certain, Maxence est sur piste sa cheville plus alerte que jamais. Les castors du jeune au moins jeune sont au rendez-vous.
Il est bon d’être sur le pré, le printemps est à nos portes. Musard garde son rythme d’un côté l’entracte de l’UBB, de l’autre de castors en quête de gonfle. Le nombre agrandit l’aire de jeu, une nouvelle ère en somme. Si nous partons du principe que la ligne des quarante sont rugissantes. Le tarbais est un fidèle, Sergio a amené de la famille. Il ne sait jamais si il y aura quelqu’un après sa feinte miraculeuse. Lourdes pousse à croire mais prévenir vaut mieux que guérir. Du coup la famille est à la rescousse. Les équipes s’équilibrent. Point trop de râleurs, le jeu à deux mains se prêtent à courir plus qu’à parler. La règle a cette nuance c’est qu’elle s’interprète.
La prise du trou est par nature une affaire de bon sens plus qu’interprétation. Quand le trou est pris, il est pris. Julien le trou il s’en branle. Notre Suisse a résolu l’art de la parlotte à un jeu à en découdre. Difficile de parler quand les dents sont déchaussées. Au grand dame de notre Bardibulle qui perdra le décompte des points.
Le jeu se prête d’un côté comme de l’autre. Le score sans compteur donnera la victoire à l’autre. Con se le dise.

La camarde ayant joué un sale tour à Julien, Seb et Christophe (Gaston) prirent le relais. Mais Julien avait pris soin de faire les courses dès lundi, en sorte qu’ils n’eurent plus qu’à mettre en œuvre ses bons offices. Ce qui n’est pas rien, n’est-ce pas, et l’on ne peut que saluer la solidarité du Tarbais et de Gaston, et avoir de tendres pensées pour Julien qui était quand même bel et bien là malgré le deuil qui venait de le frapper. Notre Amiral s’est mis au gouvernail, garder le bon cap est sa devise comme espérance.
Si Gaston resta en cuisine, Seb alla trotter sur le pré. Une complémentarité exemplaire. Il faut dire que ce pauvre Gaston s’était déchiré le mollet en entamant son footing dominical. Il a trop tiré sur la corde.
Il y avait du beau monde même s’il manquait notre cher Pépé. Sergio était de retour de ses montagnes. Le Poulpe était là ainsi que notre médoquin du bout du monde qui chasse dorénavant dans les marais de Marennes. Et la jeunesse était en nombre.
Un potage en entrée, un bon velouté de légume tendance potiron ou potimarron. On reste dans les cultivars, et c’est bien la l’essentiel.
Puis de petits morceaux de boeuf marinés, parsemés de coriandre avec un riz basmati cuit à point. Julien avait bien fait les choses ; simplicité et délicatesse allaient l’amble
Le lancer d’assiettes fut bien entendu exercé par le Tarbais et Gaston. Il y eut quelques éclats, Seb ayant décidé d’étirer le plus possible la distance entre son bras et le récipiendaire. Rien que de très ordinaire au bout du compte. Quant au fromage, du brebis, rien que du brebis, et du bon.
Enfin, le dessert, une tarte aux pommes que l’on dira normande et qui fut servie avec de la glace à la vanille.
Gaston récolta les fruits de nos agapes et se tint sur un coin de table pour engranger nos indispensables recettes. Un homme à tout faire.
Il ne nous restait plus qu’à achever la soirée près du comptoir, avec ce qu’il faut de passe-menthe pour aromatiser nos palais. Une musique metal jaillissait. On était loin du chasseur de Michel Delpech.
Le ciel était merveilleusement étoilé. Dieu que les nuits d’hiver sont belles. Julien pouvait être fiers de ses corollaires, de cette suite parfaitement maîtrisée. D’aucuns filèrent au l’anglaise quand d’autres s’attardèrent un peu, sous le regard bienveillant de Sergio.