Par le Barde et Bardibulle

La Terre fidèle à son orbite propose à l’hiver une place au printemps. Nul ne sait si c’est l’angle ou sa course orbitale qui joue sur l’ambiance saisonnée, même si le castor philosophe se demande si notre perception resterait identique si le nord était le sud et que tout compte fait nous devrions le penser avec la tête en bas plus bien plus que sur les épaules. Bref, cette question n’aura pas de réponse, mais du nombre sur le pré !
Les vacances au ski se terminent, et nos courses reprennent le chemin du pré. Julien en stratège tient les comptes, il prépare sa feuille de match en fonction de l’assiduité, de l’assis cuité et un brin d’assibonanga. La traduction nait pour le zoulou qu’un brin d’invisible visible.
Les grues remontent dans le nord. Leur GPS est naturel et pointé au gré des saisons vers le nord au printemps et au sud en automne, guidées par un instinct plus précis qu’une passe sautée. Les gros moins en ailes seront chez les castors zélés côtés score, bien plus que les gazelles d’en face. Au grand dam de Patrice qui d’habitude couvre leurs arrières. Le Tarbais changera de camp à chaque essai marqué. C’est le privilège des justes dans la prise du trou. Le Trésor sera impassible et couvrira le manque d’oxygène du Bardibule sur le retour.
David annonce les combinaisons, Romain les applique en leurre. Et oui l’un joue déjà à l’heure d’été. Entre la passe sautée, et la feinte de passe Rémi s’enrhume. Fourbu de n’avoir pu atteindre la ligne et pourtant sa course était belle, longue, bien longue, mais les travers ont des rappels. Aubin ça alors… Un soutien à la Forrest Gump ne lui aura pas permis de conclure même si parfois avec un malentendu ça peut passer. Rémi quand il court, il court vite. Luigi contrôlant son soutien à distance ne peut alors s’empêcher de sortir cet apocryphe : « L’hiver est dans ma tête, mais le printemps est dans mon cœur. » Un cryphe du cœur en somme qui n’empêchera pas au gros de faire la différence.
Des étirements et du gainage pour les vieilles vertèbres. La douche sera chaude, les rues de Bègles sans lumières. Il en est ainsi pour que le trou trouve son chemin.
D’aucuns le savent, la chair de Chalosse est sans égale, alors qu’un chalossais en chaire ne l’est pas toujours. Ce que vous ignoriez sans doute, c’est que Chalosse est un nom aquitanique qui viendrait du terme zelaiotza, devenu ensuite shalòssa, et qui signifierait « ensemble de plaines et de plateaux cultivés ». Toutes choses qui confirment l’incipit de ce paragraphe. Enfin, pour faire court, Joël était de bouffe.
La Garbure fait la paire
À quoi bon deux plats puisque la garbure fait la paire. Et, cela va de soi, une garbure landaise même si elle est d’origine béarnaise et bigourdane. C’est le chou cavalier qui distingue la garbure des Landes. Ses feuilles sont taillées en fines lanières et c’est précisément ce qui légitime le nom de garbure issu du gascon : garbura, du gascon garba : « gerbe » car les feuilles du chou cavalier se présentant en bouquet.



Dieu que cette garbure était bonne ! Le confit était tendre, fondait sous la bouche. Comme de bien entendu, le chabrot fut de rigueur et c’est Pépé qui donna le la, suivi par Hamilton, le barde et le Bardibulle. Puis, tous de se mettre au diapason. Le Prez et Toto, côte à côte, savouraient. Et celui de Sapiac jurait ses grands dieux que le cassoulet ne vaut pas garbure. Con se le dise aurait susurrait Perdigue. Las, il n’était point là. Alors qu’Amélie l’était, sis aux côtés de sa tendre Zeille. Tout comme le Prez et son Toto.


Un petit air de trompette

Alors Joël saisit sa trompette dans son étui, la porta à ses lèvres et joua l’air du doigt. Pioupiou entama, après, une chanson canine, aux paroles délicates. « On dirait un sonnet érotique de Catulle » murmura JB. Et le trou de glapir. « Cave canem » hurla l’Amiral. Il a des lettres latines l’amoureux de Magellan. Comme JB.
Vint une salade métissée de noix et le fromage. Du brebis. Il n’y eut pas le moindre bêlement.
Chalosse oblige



Le lancer d’assiettes fut propre, net, sans bavures. Il y a des soirs avec. Et, Chalosse oblige, une tourtière nous combla. Il ne nous restait plus que de rejoindre le comptoir pour rafraîchir nos palais avec force Passe-menthe ou Jet. De jouer aux fléchettes. Ou de converser.



Amélie: » loulouloulouloulloululollllouu »*
Crou Crou: » louloullloullulloulloulllluuuuooulu »**
Amélie: »loululoulloulouloulolulloulloulllulouuloulloulloulloulli »*
Crou Crou: « loulouloullllulou »**

Une nuit étoilée nous attendait. Une nuit comme on l’aime. Pas un souffle de vent. La constellation des castors se dessinait nettement dans le ciel. Scintillante comme jamais. Une guirlande d’étoiles. L’étoile Grognard, l’étoile Coco, l’étoile Guitou et toutes les autres. La lumière était belle.
*Mon Crou c’est bien toi qui a les clés de la soucoupe
** Souviens toi, j’ai une correspondance acoustique fondée sur des manifestations organiques spontanées pour les démarrages compliqués après nos repas.
* Je crois que le trou dans son ascension anthropique est maintenant descendu à une altérité cosmologique. »
** Cogito ergo chou comme dirait l’autre!