Par le Barde et Bardibulle

Le divin est dans le pré et les castors bien en herbe. La foule se presse à la place Saint Pierre. La fumée n’est pas loin pour l’absinthe bénédiction. Point de monde sans sacré et point de mercredi sans pré. Le pré dans la peu près d’un après se prête à prêcher. Le ballon est une affaire d’offrande. Le prêcheur à la ligne est prêt au coup d’envoi. L’interprétation de la règle est comme celle des évangiles. L’amour est dans chaque pré. Le prise du trou lui n’est que sacrifice.

Le toucher est sacré et la passe unesa bénédiction. Nous serons quelques castors et des jeunes invités à fouler l’herbe. Jean Phi est un cueilleur chasseur. Gare à la brebis qui s’égare. La rattrape est son dada. David trouve son goliath. La bible fait pas le moine. Les costauds attendent que les gazelles se fatiguent et que les jeunes s’épuisent, le sens de la manœuvre n’a de bon sens que lorsque la place est prise. La vitesse rétrécit les champs d’action. Con se le dise.

Mozart est un ange. Son oscar le rapproche des nuages et gambettes toutes neuves de l’interception. La croyance est bien l’art d’être au bon moment et au bon endroit. L’apparition sans témoin c’est comme taper en touche dans ses 22. C’est peut être beau mais ça ne sert à rien.

Tient dans le ciel une fumée blanche. Ce soir c’est le tarlouzain qui cuisine.

Le tarlousain nous prodiguait ses bienfaits.

Quelle grandeur d’âme après l’épisode du Matmut ! Car ce n’était qu’un épisode. Glorieux certes. Et comme l’a dit d’aucun : « Ce qui nous sépare nous unit. » Il en va ainsi de la béchigue comme de la Garonne.

Tant pis pour Amélie, il y avait des œufs mayo en entrée. Chaque assiette avait été délicatement agencées par le tarlousain. Quelques pétales de salade, le fruit de la poule et une asperge. Il va de soi que la mayonnaise était maison. Christophe ne put s’empêcher de développer le paradoxe de l’œuf et de la poule. Gaston oblige. Jacouille fut net et sans bavures : « Ni l’un ni l’autre. Mais Dieu et Dieu seul qui est à l’origine de toutes choses. »


Vint ensuite une truite saumonée accompagnée d’un risotto d’asperges. C’est à ce moment précis que Flo nous revint et s’assit à la gauche de celui qui le précéda. Ceux qui s’attendaient à une saucisse ou un cassoulet l’avaient dans le baba. Le tarlousain exècre les stéréotypes. Rien de tel qu’une petite touche italienne.

Le lancer d’assiettes fut aussi vif et précis qu’une passe de Maxime. Un hommage en quelque sorte au maître à jouer de Saint-Pée. Il est sans rancunes le tarlousain.

Deux brebis et un chèvre dans l’assiette. Parfaits. Et de petits pots de confiture qui à la pomme, qui à la figue, qui à la cerise noire. Pépé pépiait en pensant à son Txo.

Des fraises enfin pour conclure. En salades. Avec des feuilles de menthe. Le Tarlousain avait brodé son affaire au fil du printemps. Il y a là une philosophie sensible et juste.

Tous ensuite de faire la vaisselle, faute de Maria. C’était beau cette communauté en action. Elle astiquait, lavait, essuyait.

Sous la paillote, une belote. Les jeunes ont pris le pli des traditions. Mais ils confèrent au jeu de Maître Jacouille l’insouciance de leurs jeunes années. La partie est ainsi ponctuée d’invraisemblables annonces. Et c’est Juju qui en fit les frais.

Le Tarlousain plia bagages, la besogne faite et bien faite. Quelques-uns s’attardèrent encore avant d’être repris par une douce nuit de mai. Quelques oies accompagnèrent le Tarlousain jusqu’à sa demeure du soir. Capitole oblige.

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