Par le Barde et Bardibulle

C’est Léo qui s’y colle. Cette fois-ci, il n’a pas embouti sa voiture en rejoignant le trou. Le hasard du calendrier a fait que ce 17 février est aussi son anniversaire. Il est de 68, Léo, de ce temps où les murs étaient la page de nos révoltes. Aujourd’hui, ce sont des écrans, pas sûr que l’on ait gagné au change. « Il est interdit d’interdire », « Soyez réaliste, demandez l’impossible »…
Une belote sous les palmiers et des fléchettes




Tout était prêt lorsque nous fûmes au trou. Chewbacca avait découpé le jambon et la table était mise. En sorte que nous disputâmes une belote de comptoir sous les palmiers. Il n’y a pas que les pavés qui ont le monopole de la plage. Et un concours de fléchette où le Bardibulle nous combla de son talent. Quelle main ! Après avoir gagné la belote, il récidiva fléchettes en main, malgré l’âpre concurrence du Poulpe et de Pioupiou.
Ceux de Musard revinrent un peu avant 22:00. Que des tenants de la nouvelle génération. Maxence, Julien, Romain, David. Titi n’est pas encore prêt. Pas de Dudu.
Tiens, tiens, voilà du poulet


Léo s’en tint à la tradition. Une manière comme une autre de couper court à l’air du temps. Du pâté donc, rillettes et consorts. Avec cornichons et petits oignons. Et un vin des côtes de Blaye. On reste sur la rive droite. Yann et Jean-Phi préservent notre versant.
Du poulet en plat principal avec des flageolets, pas des haricots, mais des flageolets. Tant pis pour le Tarbais. De toute manière, il n’était pas là. Sans doute sur les cimes, vacances obligent. Pour votre gouverne, Le flageolet est une variété de haricot blanc issue du haricot commun (Phaseolus vulgaris) dont on consomme les grains récoltés avant complète maturité et qui gardent une couleur verte. Question flatulence, le résultat est le même.
À l’autre bout de la table, Flo vantait une nouvelle fois ses lunettes connectées. Maxence le regardait avec des yeux éblouis. Alex était plus dubitatif. En fait, c’est l’enfance qui se reconnecte avec ses lunettes. Mais encore faut-il avoir besoin de lunettes. Ceux qui ont une bonne vue sont laissés à eux-mêmes. Et peut-être sont-ils des rescapés.
Le lancer de Léo


Le lancer fut mi-figue mi-raisin. Il y eut de la casse. Était-ce la faute à Léo ? Pas vraiment. C’était un soir de maladresses. Il y a des soirs avec et des soirs sans.
Cela va de soi, un camembert et rien d’autre en guise de fromage. Le trou est à l’heure normande depuis quelques semaines. Un hommage, sans doute, au couple mythique de la chanson française : Stone et Charden. D’ailleurs Charden se prénommait Eric, comme Léo.
Quel délicieux gâteau au chocolat pour conclure. Délicat, fondant juste ce qu’il faut, suave. Léo nous gratifia d’un champagne, du drapier, con se le dise comme dirait Perdigue.
Fin de soirée


Belote et fléchettes se mêlèrent de nouveau. Et toujours le Bardibulle. Avec passe-menthe, cela va de soi. Léo, Alex et Flo conversaient sur la banquette. Tout se déroulait au fond du trou. En quoi l’expression être au fond du trou n’est pas toujours synonyme de tristesse ou de mélancolie.
Le vent soufflait et ballotait les cycles du barde et d’Hamilton. Il n’y avait pas grand monde dans les rues. Était-ce une affaire de crues ? Léo rentra sans entraves. Pas de pluie, mais un vent fripon. Et JB de fredonner du Brassens en remontant vers Villenave avec prudence, ça va de soi.