Par le Barde et Bardibulle

Nous nous mîmes à table plus tôt que de coutume faute de pré. Pépé n’eut pas à s’égosiller à 22:00 pétantes pour nous sommer de nous mettre à table.  Cédric exultait. La cuvette de Sapiac accueillera le top 14 la saison prochaine. Bientôt ce sera Dax affirma Alexandre.

Rien de tel qu’un peu d’Italie après une parenthèse portugaise. Une péninsule chassait l’autre. Une affaire de botte en quelque sorte. JP s’attacha donc à nous servir quelques mets transalpins. Il eut la main large et généreuse. En grand seigneur qu’il est.

Nous eûmes  des bruschettas en entrées. De simples et bonnes bruschettas : jambon, tomates sur une tranche de pain grillée avec un filet d’huile d’olive. L’ordinaire dans toute sa grâce. Le peu n’est pas l’antonyme du moins, bien au contraire.


Des lasagnes prolongèrent l’antipasti. Délicieuses, tendres et croustillantes. Las, il y en avait plus que de raison. Chacun put repartir avec sa petite barquette pour prolonger son plaisir. JB ne put résister à rebaptiser JB. Il lui donna du di Campecce. C’est alors que Fayouz nous rejoignit, avec des allures de parrain. Il tendit sa main aux uns et aux autres, s’assit au bout de la table, prit une part de lasagne et nous adressa un baiser.

Le lancer d’assiettes connut quelques écarts. Mais aucune obole ne se brisa. Un miracle. Jacouille n’eut pas à hausser le ton. Il fut à deux doigts de remercier la madone.


Un sublime gorgonzola pour tout fromage, servi à la louche. La Lombardie s’invitait au trou. L’Amiral se régalait et poussait un râle de plaisir après chaque bouchée.

Un tiramisu conclut notre escapade au pays de Dante. Amélie qui longtemps dédaigna les sucreries n’en pouvait mais. Di Campecce jetait un regard rassuré sur ses petits rassasiés.

Pas de limoncello au comptoir. Le passe-menthe encore et toujours. Pas de musique. Pas de Pavarotti. Puis le trou se dégarnit peu à peu.

Di Campecce reprit la route d’Arcachon sa besogne accomplie. Chewbacca regagna la place Saint-Michel et Bardibulle le pays de Montesquieu. Croucrou regardait les étoiles en répétant ce vers de Dante : « La belle étoile qui s’aimer nous convie. » Et JB bénit Benjamin Franklin.

Et un OSSO PULPO, UN!

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