Par le Barde, Bardibulle, Lolo

Sur le pré c’est la nuit. Point de néon pour éclaircit. Bègles est chagrin. Les castors en manque de courir s’évertuent à taper de chandelles. L’éclairage inquiète notre pinson qui tourne en rond.

L’ampoule mérite son tour de chauffe et nous voilà sous le soleil de la nuit prêts à courir. 3 ballons pour le pris d’un. La chalosse est en force et optera pour les piquots les moins glissants. Le jeu en sera que plus alerte. Jean phi en lumière de pointe. Le tarbais toujours électrique. Même dans la nuit nos castors font lumière.

Notre Suisse se dit peu en forme malgré son essai. Une mâchoire et trois lombaires pour le solide. Pour lui ça compte pour du beurre. La marque ne se fait pas uniquement derrière la ligne. Il laisse une carte de visite à chaque percute. Nul ne sait mais le toucher se rend à demain.

El guano était pour sa part bien en couverture. Un spitfire auprès de ses bombardiers. Rien ne pouvait traverser sans sa rattrapée. Le score était partagé. La technique d’un côté la dextérité et la vitesse de l’autre. Le jeu s’équilibrait. Malko brillant sur les ballons hauts, Dudu magique, et autour de nous le Prez et Peter en satellite dans une autre danse celle du jeu sans ballon.

La touche caline, les crampons qui luisent. Ce soir les prezzes régalent.

C’était le repas des Prez. Et ils étaient tous là : Michel, Joël, Loulou, Arnaud et Flo. Sans oublier Coco nous regardant de son sourire taquin. Une belle manière de boucler l’hiver. Une promesse de printemps.


Plus d’une quarantaine de Castors avaient fait le déplacement. Prez obligent. Il y avait là Lolo, la Piballe, la Roume, Jérôme, Pascal, Garcimore, et j’en passe. Pas d’Amiral parti dans la lointaine Afrique.

Quand c’est le repas des Prez, c’est Jacouille qui s’y colle. Un chef incarné Jacouille, un maître-queux ( du latin coquus, de coquere, cuire).

Avant d’entamer nos douces hostilités, le prez en exercice lut un message de Pépé. Le silence se fit et nous bûmes les paroles de celui que nous aimons, de notre Homère, de celui qui sait mieux que tout autre notre épopée.

De petits toasts de foie gras en amuse-bouches. Des lamelles de jambon découpées par Jean-Louis. Puis une daube d’une exquise suavité. Toute la délicatesse de notre Jacouille se tenait dans nos assiettes. Dieu que c’était bon. Comme cela va de soi, des pommes de terre accompagnaient la dive viande. D’aucuns avaient apporté des bouteilles de leur choix. Le Saby se mêlait à d’autres crus. La diversité était de mise.



Le lancer d’assiettes fut prézidentiel comme de bien entendu. De très rares éclats s’éparpillèrent sur le carreau du trou. Un plateau de fromage bien garni nous fut servi. Et ce fut le temps des chansons, de grand-mère à la gitane avec Michel en chef de chœur. Il y eut également un petit doigt et un père Abraham d’anthologie.



Seul un baba au rhum pouvait clore nos agapes. Jacouille l’avait confectionné de ses propres mains. En quoi, il est vain de le cantonner à un registre viandard. Quel baba ! Nous étions tous bouches bées.


Le passe-menthe fut servi à table, précédé de champagne. Puis nous rejoignîmes le comptoir avec Michel Delpech en musique de fond. Pour un flirt, Laurette, le chasseur. Et, comme une évidence, il y eut La belle vie de Sacha Distel.

Nous nous dispersâmes dans la nuit de Bordeaux. Le ciel était pur, étoilé à souhait. Quelques sautes de vent. Les Prez regagnaient leur chez-soi. JB pensait à nous du côté de Villenave et Pépé dormait du sommeil des justes. L’amiral, sans doute, regardait la mer.

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