C’est la rentrée et le retour aux fondamentaux : pré et trou. Plus de pala, plus de pétanque. C’est la fin de l’été si chère à notre Guitou. Sauf que nous, on ne se quitte pas.

Péambule sans Bardibulle

Nous retrouvons le petit escalier de pierre  qui descend dans notre antre après avoir poussé la lourde porte en bois. Jacouille est là. Chewbacca a découpé le jambon. La table est mise. Une belote de comptoir s’achève dans l’attente de ceux de Musard. Titi, le cigarillo au bec espère ramener Jacouille à ses chères études. Bien en vain.


Et Paola vint

Tout le monde, ou presque, est là. Alexandre était chez lui à pouponner. Il est l’heureux papa d’une petite Paola. Le castor procrée encore et embellit le monde.  Seb sirote sa bièrotte. Maxime s’affaire aux fourneaux. Sapiac sourit, ses petits ont bien entamé leur saison en pro D2. Pépé, le béret bien arrimé sur son chef papote. Tout comme Amélie et Croucrou. L’amiral nous conte sa tournée triomphale en Lorraine, sur ses terres maternelles, à Jeandelize, un article en fait d’ici. Le retour de l’enfant prodigue. Tout le monde, enfin presque. Sans notre Poulpo le trou est un peu vide. Mais sa présence diffuse est comme une évidence.


Maxime n’y va pas par quatre chemins. Les vertus de la salaison étant universelles, un petit pâté délicieux trône sur un parterre de chorizo et de figatellu. De petits cornichons, de petits oignons et de minces filaments de piments en agrément. Et du Sabite bien sûr.



Une suite carnivore avec un porc en lamelles, onctueux, serti de persil et des pommes de terre cuites au four. Rien que de l’essentiel. Le vieux quatre entame l’air des patates. Tout au bout de la table, Amélie et Croucrou tisse un monde idéal. Pioupiou se dresse et nous tend un papier pour que l’on mentionne nos espérances culinaires pour le dîner du golf qui se tiendra chez Rémi Lamerat.

Premier lancer d’assiettes. Pas une faute. Même Jacouille parvient fébrilement à saisir l’offrande. Du Chaussée au moine et du camembert. La dilection de Dudu va au Chaussée. On dit qu’il s’est amendé de ses fautes dans un couvent béarnais pour recouvrer les voies du seigneur.



Deux desserts valent mieux qu’un tu l’auras. Un gâteau au chocolat et un gâteau basque. Le dîner tirait sur sa fin. Nous sortîmes de table pour regagner le comptoir.

« Beds are burning », qu’on se le dise

Et le passe-menthe revint adoucir nos gosiers. Et toujours ce petit fonds musical. Nous eûmes droit à Midnight Oil et « Beds are burning ». Un petit clin d’œil à cet été brûlant. Et oui, le rock ecolo existe. Et depuis belle lurette. « Beds are burning » date de 1987.

Hamilton et le barde reprirent leurs vélos patinés par le temps. La Victoire grondait de palabres estudiantines. La nuit était fraîche. C’est la fin de l’été. Mais nous, nous ne nous quittons pas.

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