
Qu’il est beau Boki isn’t it ? Quel surnom ! Vient-il du coléoptère du Manga de la série Hunter x Hunterou de la population vivant au Nigeria et au Cameroun ? Nous vous laissons choisir !


Boki a-t-il son bock au-dessus du comptoir à mousse ? Pas encore. Il faut y remédier. Idem pour les nouveaux petits. Un Boki sans bock, c’est comme Blanche Neige sans les sept nains, Tic sans Tac.
La querencia de Boki
Le trou, c’est la querencia de Boki, le refuge où il aime se protéger. Car Boki est un taureau, de la race des Miuria. Un rude, un fougueux, un combatif, un brave.
Et Gérard était là

Donc Boki était de bouffe. Et Gérard était là, égal à lui-même, serti dans une chemise rouge, rayonnant. Qui dira le charme des retrouvailles ? Perdigue ? Las, il n’était pas là, raisins obligent. Gérard serra Pépé contre lui, fit le tour des popotes, et un bock à la main parla du temps qui passe, qui file entre nos doigts et que l’on ne peut retenir. C’est Alain Fajolles, l’autre Alain, qui nous l’a ramené. Loué soit-il !
Des patatas sans vieux quatre
Pas de vieux quatre pour chanter la salade de pommes de terre que Boki avait concoctée en entrée. Pas de lundi, de mardi, et j’en passe. N’importe, la patate était suave avec ses petits oignons. Non, la chair de la patate n’est pas triste quand elle fond dans le palais. Il n’y a que les vaniteux qui ont lu tous les livres. Trompette, lui, appréciait et n’avait guère besoin de son manche pour célébrer cette offrande.
Les cannellonis de Boki

Et le plat principal tint de l’essentiel, du superbe, du must. Des cannellonis que Boki avait, l’un après l’autre, patiemment, remplis de chair à saucisse, à peine gratinés afin que la pâte ne durcisse pas trop. Un travail d’orfèvre. C’était divin. La chair à saucisses s’était transformé en saucisses, en petites saucisses, fines et délicieuses. Toute chair appelle une forme, et c’est pour cela que, parfois, la cuisine tient de l’art. Une Véronique en quelque sorte.

Les conversations allaient bon train. Toto y mettait son grain de sel, après ses déboires estivaux. Titi pensait à son Poulpe et de tendres trilles s’échappaient de sa gorge. Il était sis à côté de Christophe et évoqua le bout du bout de Christophe, cette extrême limite qui nous permet d’atteindre le paroxysme d’un sentiment.
Le pire s’est fait attendre



Le pire était susceptible d’advenir avec le lancer d’assiettes. Les bras de taureau de Boki ne font pas la dentelle. La mimique craintive de Jacouille attestait de l’inquiétude qui gagna l’assemblée. Il n’en fut rien. Le lancer d’assiettes ne saurait être sans âme lorsque l’on sait l’art de la passe du torero, et Boki le sait comme nul autre.
De petits Saint-Marcellin que n’aurait pas désavoués Poulet et un Saint-Nectaire en guise de fromages. Le saint des saints du fromage. Manquait, peut-être, le Saint-Félicien. Mais deux saint valent mieux que trois tu l’auras c’est, sans doute, dit Boki.
La petite madeleine de JB
Enfin, en dessert, des œufs au lait. À peine JB eut-il porté à ses lèvres la petite cuillère garnie du précieux dessert qu’il éprouva un sentiment intense et se remémora les heures d’or de l’enfance. Et il récita sa madeleine de Proust, avant de revenir avec les tasses à café dont il a la charge.

Il y eut des fléchettes, avec les deux loupiots du soir encadrés par Seb et Patrice. D’autres poursuivaient leur commerce près du zinc. Amélie avait filé à l’anglaise.


Les douces nuits de septembre
Ah ! les douces nuits de septembre, les premières fraîcheurs du soir qui ne se résout pas à dissiper l’été mais distille les prémices de l’automne. D’aucuns chaloupèrent un peu en empruntant le bitume. Alexandre avait hâte de rejoindre son antre, Paola l’attendait. Du côté de Saint-Augustin, notre Poulpe dormait de son sommeil de juste. « Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède » a écrit le saint éponyme. Nous, nous possédons notre trou, et la fraternité qu’il engendre.