ARI Terre Neuvas et ARCHIBALL

Les Fêtes de la Morue de Bègles sont nées sous l’impulsion de la municipalité et du tissu associatif béglais, avec l’envie de créer un événement populaire et festif autour de l’identité ouvrière et portuaire de la ville. La morue faisait écho à l’histoire des dockers, des conserveries et du commerce maritime lié au port de Bordeaux, où ce poisson occupait une place importante dans les traditions populaires.
Chaque édition rassemble habitants, associations, sportifs et visiteurs dans une ambiance chaleureuse et décalée fidèle à l’esprit béglais. Point de Morue sans damier, et point de tortue béglaise sans ovale. Car nous l’ovalons bien.
Les castors répondent présents à l’appel de la Morue.

« Alo, salut, sunt eu, un haiduc… » souffle dans les roseaux comme un vieux tube revenu des marées, un brin d’ozone pour repeindre la chansonnette en nouvelle verdure. Piou Piou mène la portée, ténor des berges et des comptoirs. Le baryton est trop discret pour décrire le poussin. Il reste tapi dans la cuisine des grandes marées, inutile de le nommer, son octave glisse déjà dans l’écaille. Entre queue plate et nageoire salée, il demeure cette étrange alliance du poil et de la morue, un castor des estuaires, moitié barrage moitié chalut, capable de ronger le bois comme de sentir le large. Gloire à notre Piou ! Sent lui la morue et le castor ne seraient pas!





Les Castors sont en effet à leur manière, des animaux aquatiques. Leur queue plate fend les courants comme un vieux gouvernail de rivière, donnant à leur démarche ce mélange d’équilibre, de travail et de bon vivant. Notre adage n’est pas uniquement une affaire de construction à la force de notre appendice. Entre l’eau et la table, le Saby coulera à flot. Le divin dans le bien garni, il n’y avait finalement qu’un pas de l’arrose vers la morue. Car chez les Castors, l’art du bâtir va souvent de pair avec la fourchette et le couteau.

Et surtout, pour la première fois, cette aventure s’est construite main dans la main avec l’association ARI – Un ami qui vous veut du bien. Désolé mais le lien amical est trop facile, mais point d’ARI sans Potter. L’ARI est une association pour la Réadaptation et l’Intégration engagée dans l’accompagnement d’enfants, d’adolescents et d’adultes en situation de fragilité psychique, sociale ou de handicap. Son action repose sur des valeurs d’inclusion, de dignité, et d’accompagnement humain.
What else, pour les castors est une réclame du café. Cependant, nos accompagnateurs mêlent éducateurs,, thérapeutes et professeurs afin d’aider chaque jeune à trouver une place dans notre comme un. Et en plus pour la morue, ils cuisinent pour les amoureux de la fête !!! Xavier cuisine la morue à sa manière. Une chanson se prêtait dans la cuisine pour célébrer comme il se doigt les aléas de la friture à l’huile. On se racontera pas de salade, mais le poisson c’est bien mais la morue c’est mieux.




La Morue est une nage en quatre temps, tout tient dans la friture. Accra dansé est bien un chanson. Le tempo des vagues tient dans le tempo de l’homme. Gloire à Jacky qui a géré la pression celle qui dans la masse n’a plus de gaz. L’équipe d’André a géré dans le mou comme dans le dur, con se le dise.
Jacky, Jacky
Ta friteuse, ta friteuse
Jacky, Jacky
Ta friteuse, elle est pourrie
Malgré 2 pannes, Jacky a trouvé les moyens d’alimenter en accras et en frites les festayres. La chalosse n’est pas loin quand on danse. Le don tient d’une maitrise. Il y pas à dire la machine est huilée. La patience est l’art d’attendre sans rouiller de l’intérieur. Pour cela la pression se gère au bar. Nous sommes une équipe ou ne nous le sommes pas.








Une association précieuse, profondément humaine, qui se prête pour la première fois à la vie des castors
Dès le vendredi, les premiers gestes annonçaient déjà l’ambiance du week-end.
Le stand prenait forme morceau par morceau, porté par les bras, les idées et une bonne humeur. Sergio en solide montagnard prend un temps pour trouver un équilibre quand le vertical devient horizontal et JB en Mozart de la bricole une aide précieuse dans cette mise en place où l’on retrouve toujours ce mélange de débrouille et d’efficacité qui donne au neuf tout son ancien pour la mêlée d’une belle équipe. Désolé les gazelles mais point de ballon propre sans les gros. Et point de belles distributions sans un bon neuf. Mozart il illumine ! Puis les hostilités ont débuté de la même manière dans le monde de la nuit et de vague béglaise. Les temps morts sont des réassorts, les vraies, celles du partage.

Les familles arrivaient, les enfants couraient entre les tables, les habitués retrouvaient leurs repères, les ruminants humains se regroupaient autour des victuailles et des verres levés. La Morue enseigne cet art simple et rare: celui de faire place à chacun dans le grand banc des vivants.
Sur la question Piou rentre en cuisine.
Les Tarbais seront en masse, un quarante le XV stadoceste, un petit ceste pour eux un grand pas pour nous. TCHI TCHA. Le Tarbais est notre tarbais.On venait pour le sport, bien sûr, mais aussi pour ce qu’il crée: des liens, des discussions improbables, des rencontres sincères et ce sentiment rare d’appartenir à quelque chose de simple et de vivant. De la caisse, au comptoir les tables ont faim et la morue se mange.




Impossible de ne pas remercier Luigi, véritable artisan de la gourmandise, qui a tenu la cadence des crêpes à volonté avec un calme admirable malgré les assauts répétés des plus gourmands. Julien prête une nouvelle Maxime, car c’est bien avec la petite Jade qu’on fait les meilleurs crêpes. Au bar, Laurent a mené les opérations avec la précision d’un chef d’orchestre de troisième mi-temps, dans un ballet parfaitement huilé de jetons, de commandes et d’effet papillon. Un petit clin d’œil à notre source, un gros lala pour notre TITI de son Lolo. La partition est une pinte uroborique, à lire comme on veut. Le Trésor un trésor en caisse, et Fayouze sans faille. Pépé lui jardine pendant qu’on picole, et notre Barde reste fidèle à ce qu’il aime.


Christian s’est prêté à la caisse, responsable de l’association ARI, d’une présence sécure dans son solide certain. Une douce veille par sa confiance aux autres.
À travers l’équipe, on retrouve finalement tout ce qui fait l’âme de notre rugby: un subtil mélange d’anciens et de nouveaux, d’expériences solides et d’énergies fraîches, de tempéraments différents. Comme l’aurait sans doute aimé Montaigne, cette équipe rappelle qu’aucune aventure collective ne naît de l’uniformité. Notre commun n’est pas uniquement un mélange de jetons, mais bien de différence. Point de laïus sur les jetons, le trésor compte les pièces.
Et puis il y a ce féminin sacré, si essentiel toujours, cette présence qui équilibre, rassemble, apaise, un brin psy pour l’occasion. De leur jeu de mots naitra le concept d’Humanimorue. Les assauts par vague n’ont pas eu raison de leur sens ludique ou la scansion n’est pas uniquement une montée en puissance. Car au fond, la fête de la morue est fait de belles rencontres et veut raconter peut-être simplement cela. Amélie est dans ses terres et Cathy une gardienne. Un clin d’oeil à nos Tontons, et point de tontons sans tatie.
Un immense merci et un grand bravo à chacun et chacune pour cette magnifique Fête de la Morue.
Devant comme derrière les comptoirs, chacun a trouvé une place précieuse et apporté sa pierre à notre édifice. Au fil des années, ce rendez-vous est devenu bien plus qu’une fête: un vrai match pour les Castors, avec cette solidarité et cette bonne humeur qui nous ressemblent. Trompette en prime.
Un constat simple et unanime: la réussite tient du nombre.
Merci aux bénévoles, aux familles, aux amis, aux associations, aux castors sportifs, aux rêveurs et aux travailleurs de l’ombre.
Mais au fond, le vrai trophée restera ailleurs: dans cette joyeuse chaleur de nos associations, ces complicités improvisées et cette certitude qu’entre une salade marine bien préparée, une crêpe cuite avec amour, un burger à la « morue » et un verre qui se remplit plus vite qu’il ne se vide, on sait encore fabriquer de sacrément beaux moments d’humanimorue. Cette science approximative mais essentielle qui consiste à rapprocher les gens autour d’un même terrain, d’une table ou d’un verre partagé. Une discipline festive où l’on soigne les petits coups de mou à la crêpe chaude et à grand coup de trompette. OLE!
Mon Tarlouzain s’en est retourné dans son chez-lui retrouver sa douce. Car point de stade sans Toulouse, et point de Bègles sans Union. Et point de début sans fin. Le regard perdu entre deux lampadaires et trois souvenirs de trois fournées de burger frite, jeton rouge pour les puristes, il freudonnait inconsciemment ce vieux refrain revisité de Joe Dassin :
« La morue, la morue…
Si c’est un rêve, je le saurai… »
Et quelque part entre deux Garonnes il n’était plus très certain de savoir s’il rentrait d’une fête… ou d’une nouvelle épopée castorienne.

Supercalifragilisticexpialidocious !