Par Bardibulle

Il existe des histoires d’amour écrites sous la pluie. Sur le pré il ne pleuvait pas, un brin orageux pour l’interprétation des règles. Rien de surprenant quand la jeunesse se prête aux anciens. Nous avions du rare sur le pré dans la rencontre de 3 générations. Entre Mozart et Jean tient du Bardibulle par son féminin sacré. Sans Marie point de Jesus en qui croire. Ils brilleront sur l’aile dans un jeu familial, point de parole pour se trouver et point de prière quand les sens sont en partage. Les allures ont chacune leur vitesse. Des accélérations de trois mètres suivies d’un besoin immédiat de récupération. Des appels de balle pleins d’espoir. Et Mozart qui reste Mozart.

Pépé a un tourne disque en gage de béret ce n’est pas uniquement pour relever les mêlées. Sa mémoire élève ce que le sacré sublime. Le corps s’engage, l’esprit hésite, l’âme écarte le souffle du biologique, sur le pré le souffle manque après l’accélération, mais l’ovale poursuit bien sa route.
Et si l’Ascension symbolise une élévation, cette ligne directe entre l’homme et son divin, chez les Castors chacun l’interprète à sa manière : certains élèvent leur esprit, d’autres élèvent leur jeu, certains élèvent leur niveau au toucher, et quelques-uns élèvent surtout un autre taux mesurant davantage le taux du cholestérol que le taux de croire en l’autre. L’avenir appartient à ceux qui se lèvent taux !
Les anciens théologiens parlaient d’une montée vers le ciel ; les Castors y voient plutôt une montée en puissance vers la troisième mi-temps. L’extase repousse l’épectase à son en-but. Une quête intérieure où l’homme cherche le sens, et finit souvent par trouver le sacrifice dans l’animal. Notre sacré lui, tient dans notre Fayouze en son sein éternel. Un mélange de Bud Spencer et du saint protecteur. Ses ailes d’anges sont sans plumes. N’est-ce pas là un sacre divin.
Freud tire doucement dans sa pipe en regardant le spectacle, hésitant entre théorie profonde et hors-jeu manifeste. Pendant ce temps, le plus jeune rêve au drop improbable pour envoyer l’ovale entre les deux poteaux. Le jeu d’une passe reste une prière adressée au ciel.
Mais l’essentiel reste dans le caractère sacré de l’instant : celui où le charbon du pré devient braise du loin, où les estomacs, qui nourrit à sa manière notre façon de croire deviennent impatients, et où une voix venue de nulle part annonce :
« Mes castors les frites sont cuites, AllELUIA! »




La veille de l’Ascension, alors que le soleil descendait lentement et que les oiseaux semblaient eux-mêmes attendre quelque chose, notre Président contemplait l’horizon avec ce regard mystérieux qu’ont les grands penseurs et les entraîneurs de rugby avant une troisième mi-temps.
Dans la démocratie Castorienne, chacun a le droit de s’exprimer. Chacun peut donner son avis. Chacun peut débattre.
Surtout Après l’avale de notre Faye. Fayouze, dans sa grande sagesse institutionnelle, garde toujours son fameux 69.3 à portée de main. Un outil rare capable de transformer une simple idée en vérité absolue.
Quelqu’un a timidement proposé : « Pour dix, deux kilos et demi ça suffit peut-être ? » Nous sommes 10 inscrits dans Whatsapp, cela veut bien dire quelque chose. Les Béatitudes bibliques citent « Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. » L’innocence est belle dans la croyance au chiffre. Elle se prête à l’architecte qui du plan à la pratique garde le cap dans son delta. Plane et le vertueux tu verras. Le chiffre est une interprétation singulière de ce qui fait nombre.
Fayouze a levé les yeux et joint ses mains. Son Apôtre Jacquouille compte aussi à sa manière.
Le silence est tombé. Le vent s’est arrêté. Un chien au loin a changé de direction. Piou Piou surprit prend silence avant de pousser le chant fédérateur. Une mer aurait pu s’ouvrir pour moins que ça ! Pour que Fayouze déclare : « Cinq kilos. » Pas une virgule de plus. Pas une discussion de moins. Car notre Président donne du désordre à tous ses désirs. Là où certains voient une organisation, il voit une aventure. Là où certains comptent les portions, il compte les silences d’une bouche pleine. Là où certains regardent le barbecue, lui regarde déjà l’avenir dans son trou.

Fayouze s’est approché des flammes comme un poète s’approche d’une feuille blanche. Pourquoi compter pour dix alors que nous serons vingt. Sa vérité est en ce sens dans l’invisible qui se chiffre. Le trésor prend un coup.
Les poêles crépitaient comme des applaudissements. La fumée montait doucement à chaque coupure de courant. Le trou a dans son tableau électrique des Fayes qui s’ignorent !.
Et au milieu de cette poésie rugbystique est née une maxime :
« Quand il y en a pour toi, il y en a pour moi. »
Parce qu’au fond, les Castors savent une chose : Les plus belles recettes ne se cuisinent pas avec des grammes ou des minutes. A 22 heures Le cri d’un « A TABLE » est un coup d’envoi qui nous prête à une ascension. Con se le dise
Le fromage en trio de lacté munster, brebis y quanti, camembert, du pastis de Chalosse livré clé en main. Une menthe pastillée pour garder le foie. Le trou est un sacre.