Par le Barde et Bardibulle

Le pré sentait bon la montagne ce mercredi. Sergio consent à l’occasion descendre de son pays. Nous eûmes du beau monde avec des jeunes et des moins jeunes. Ca sent bon le printemps qui arrive.
Les équipes se complètent au gré des arrivées. Titi a quitté son tablier pour se tester à de nouvelles recettes sur le pré dont lui seul a le secret. Le jeu se prête aux gazelles et aux pinsons. Thibaut a des cannes qui taquinent le cadrage débordement à l’aile comme il se doigt. Point de Lourdes sans Tarbais. Le stado a son école. La Bigorre a du caractère et ne cherche qu’à créer le bon intervalle. Deux types d’essais se dessinent. Le jeu à la règle qui au toucher donne du rebond. Un brin marteau piqueur. Les défenses s’épuisent dans l’axe. Le deuxième est un jeu de passe en mode feinte et je passe.
Le trio Sergio, Bardibulle et le Pinson taquineront l’aplati par un jeu en passe d’exception. L’art est plus court chemin entre le castor et l’en-but. Con se le dise.
Bouscaillou pour se rapprocher de la ligne s’est armé d’une relève. Les gambettes vont plus vite et associées à l’expérience, elles donnent au jeu le mérite d’une sautée de passe générationnelle.
L’équipe armée de ses montagnes gardera le bénéfice de l’avantage au score. Le jeu valait quelques chandelles mais le bonheur reste dans le jeu auprès. David sifflera la fin par l’inévitable dernier essai.
La douche sera chaude. Ce soir c’est Notre Perdigue qui réceptionne.

La digue de Perdigue
Perdigue, ça lui va comme un gant. Une affaire de digue, c’est entendu. Vous connaissez tous cet air callipyge n’est-ce pas, au parcours géographique s’achevant à Montaigu, une chanson populaire publiée dans le chansonnier Fleurs du mâle en 1922 par le Cercle des sciences de l’Université libre de Bruxelles.
Donc Perdigue s’affairait au trou, con se le dise. Et il n’y alla pas de mains mortes, cela va de soi.
Dans l’attente de ceux du pré, une vraie belote opposait Toto et le Prez au barde et Hamilton. La main était du côté du bâtiment, l’art était à la peine. Encore que l’art du bâtiment possède ses lettres de noblesse. Il n’est qu’à visiter le chai où chante le merle. Le Prez est un artiste.
Une soupe à l’oignon sans croûtons


Pour célébrer le retour de Pépé, Perdigue nous offrit une soupe à l’oignon sans croûtons. Les irréductibles d’Asterix reconnurent là un geste sensible même si Pépé n’a rien d’un ibère. Le barde crut qu’il s’agissait d’un tourin. À tort.
Une affaire de saucisses
Le toulousain n’était pas là, mais la saucisse était bien de la cité de la Haute-Garonne. Un clin d’œil à Nougaro que Perdigue adule même si Nougaro, ce n’est pas de la saucisse. Des lentilles avec de petits bouts de porc agrémentait l’organe toulousain. Rien à dire, c’était bon, c’était gascon.
Amélie entourait Perdigue avec Sergio. Bouscaillou était avec son petit, Raphaël. Itou pour Perdigue d’ailleurs.
Les vertus de Perdigue



Quel lancer d’assiettes frénétique. Pourtant, les bavures furent rares. Perdigue a la main sûre. Celles de ses compagnons d’un soir ne le sont pas toujours. La grâce choisit ses petits. Ce n’est pas Blaise qui dira le contraire. « La vertu d’un homme ne se mesure pas par ses efforts mais par son ordinaire » écrivait notre janséniste préféré.
Un saint-Nectaire et un bleu de quelque part en fromages. Sous le regard avisé et connaisseur de Jacques. Pas de Pioupiou pour entonner notre hymne à la crémerie. Pas de chansons monotones.
Et enfin, un gâteau au chocolat, respectueux de la pensée de Blaise. Un gâteau câlin, enfantin que Seb dévora avec tendresse.

JB servit le café. Chewbacca fuma son Saint-Domingue avec gourmandise, s’enivrant de ses volutes.
C’est tard dans la nuit que quelques-uns quittèrent le trou après avoir épuisé leur stock de chansons et de musique pop. Ça fleurait bon les années 70, celles qui suivirent le mai où il était interdit d’interdire.
La nuit justement, elle était de printemps. Belle, étoilée. Le barde et Hamilton d’enfourcher leurs cycles rouges. Les lendemains seraient sans délicats certes, mais c’est le printemps. Il faut aimer la vie.
