Par le Barde et Bardibulle

Le mercredi est un rendez-vous pour les castors. Une partie se prête au pré tandis que des beloteurs baraquent au trou. Le Prezze n’a pas son pareil sur le tapis vert. Sur le pré Jean phi se régale et apprécie la troupe ils seront douze. Il a fallu compter sans la cuisse de notre trésor. Le muscle a ses raisons que la saison ignore. Un six contre six sera la somme, l’addition fera la douzaine. Julien sacré pilier sera encore une fois au centre des débats. Le Tarbais a de la pression, l’absence de Chalossais lui ouvre de nouveaux espace. Demain il y aura du trèfle à la coque et ce soir les castors en cannes seront donc en nombre pour descendre les marches.

Comment rendre compte du pré lorsque l’on n’y est pas ? Il pleuvotait certes mais cela ne dit rien de ce premier toucher de février. On peut toujours supputer que le Tarbais fut flamboyant, Jean-Phi zigzaguant. Rien que de très ordinaire. Sergio qui en était fit sans doute montre de son sens de la passe et du crochet, Juju alla vraisemblablement ses courses rectilignes. Laissons notre imagination faire sa besogne.

Le bonnet de Peyo

Deux vélos rouges d’un certain âge, trônaient juste avant l’escalier qui descend vers le trou, au bout du couloir. Il manquait un vélo jaune. Il y a, peut-être, un paradis pour les vélos ?

En bas,  Peyo était là, flanqué d’un bonnet bleu, près de son géniteur.  Une belote se tint.  Si le barde fut sans mains, Jacouille et Hamilton eurent la donne heureuse, le Prez itou. Les mardis se suivent et se ressemblent.

A table !



À 10:04, on se mit à table. Une petite soupe verte. Avec des pétales d’ail. Servie dans d’étroites coupelles, elle appelait une récidive, avec un peu de poivre. Le temps est à la soupe.

Peyo fit d’une pierre deux coups. Pas de viande, n’étaient des lardons, mais du camembert rôti, avec une salade de mâches marinées de fines lamelles d’oignons rouges. Les lardons étaient piqués dans la chair lactée. Lolo et Pépé apprécièrent. Le camembert rôti prend ses aises au trou. Le Bertin et le Hauchat allaient l’amble.

Une soirée normande



Le lancer d’assiettes fut convenable. Le père de Peyo suivait de ses yeux l’ustensile projeté par la chair de sa chair. Les mains se dressaient comme les tentacules d’un poulpe. Pépé avait des airs de Némo et conversait avec le géniteur de notre cuistot d’un soir.

Rebelote pour le camembert, mais sans four. D’aucuns se laissèrent aller au cru après le cuit.

Qui dira les bienfaits d’une compote de pommes ! Elle était parfaite, lisse, sans pépins. Il y avait quelque chose de normand dans ce souper d’un soir. Jean-Phi fila à l’anglaise retrouver sa complice d’Albion. Chewbacca et Peyo papotaient.



Quand vient le temps des flèches

Aux fléchettes, Patrice avait la main juste. Le Tarbais confirmait son élégance efficace. Hamilton et le barde un peu moins. Le Prez  s’en sortit bien. Luigi le regardait d’un air enamouré. Au comptoir, Sergio rappelait qu’il y eut une école lourd aise et que l’enjeu de mains, originellement , n’est pas toulousain. JB acquiesçait.



Notre Homère, c’est Pépé

La pluie s’était interrompue. Les cycles rouges prirent le chemin du retour. Peyo, souriant, conversait avec son père encore tout ému de ses échanges avec notre doyen. « Il a quelque chose d’Homère » confia-t-il à son fils. Et de lui citer ces mots de l’auteur de L’Odyssée : « Le dieu mène toujours le semblable vers le semblable. ” Tout en haut, Guitou lui adressa un sourire complice.

Archiball Bordeaux depuis 1969