Par le barde et bardibulle


Sur le pré, il pleut, rien de tel pour mouiller le maillot. Notre Trésor est un éternel, il sera bon sur les premières minutes cause une cuisse qui fera des siennes. Point de mages sans offrandes. Son présent sera une cuisse. Le jour s’y prête et la nuit porte ses étoiles. Le synthétique garde ses fleurs. Autour les castors tournent dans l’échauffe. Ils seront 10 à répondre à l’appel du castor. Luigi jeune lettré se mettra au vert. Un brin d’Irlande est toujours bon quand l’ovale la la ! Thibaut en canne, Jean Phi and co toujours en alerte. Le cycle est éternel. Nous aurons du beau et moins beau.

L’étoile du berger suivra son sauveur. Un jeu au pied réceptionné, rappel de la règle nous pouvons jouer au pied au-dessus de la ligne défensive à la seule condition de que le footballeur réceptionne son propre ballon. Qui a dit que le rugby n’était pas technique. Bref c’est la jeunesse d’un nouveau lettré qui se fera la belle. David de son côté fera des travers et des tout droits, il tient du pinson dans son jeu.

Le score sera à la faveur des marqueurs. Le toucher ça a du bon mais Juju en nouveau manager des troupes proposera de resserrer ses lignes avec un petit jeu de contact.

Pour la première de l’année, la douche sera chaude, direction le trou, ce soir ce sont les prezzes qui régalent.


À un jour près, le repas des Prez se tenait le jour des rois. Cela aurait eu de la gueule, d’autant que trois Prez étaient là. Ainsi, Joël, Arnaud et Florian seraient devenus, l’espace d’un soir, Gaspard, Melchior et Balthazar.

Un roi nous manquait, cependant, il s’agit de notre Guitou bien sûr. Il n’a pas besoin d’être mage pour régner et il est notre bonne étoile.

La raclette de Fayouz

C’est Fayouz qui était à la baguette. Il a un petit côté Gaspard Fayouz ; cela saute aux yeux. Sans doute est-ce pour cela qu’Il avait décidé de faire simple. Aussi jeta-t-il son dévolu sur une raclette, non sans avoir disposé, au préalable, sur les deux comptoirs, des huîtres accompagnées de petites saucisses.

Pas de fromages, rien qu’une bonne vieille raclette donc,  avec son comptant de patates – sans le vieux quatre –, et de charcutaille. Sitôt la raclette en action, nous chantâmes « Tiens voilà du bon fromage ». Lolo en tête, svelte et affûté comme jamais.

« Putain, ça recommence. »

Le lancer d’assiettes fut, cela va de soi, accompli à six mains. On a beau être mage, on en reste pas moins humain, en sorte qu’il y eut un peu de casse. Et Jacouille de pester : « Putain, ça recommence ! ».

Le roi Pépé



Cela va de soi, en dessert, des galettes des rois. Et cela va de soi, Pépé fut roi. La couronne plantée sur son béret, il nous adressa quelques mots pour entamer l’année. Une légende dispose qu’il y eut un quatrième roi mage répondant au prénom d’Artaban. Artaban sied à Pépé, vous ne trouvez pas ?  Bien sûr, il n’a rien à voir avec l’infect personnage du roman historique « Cléopâtre », paru au XVIIe siècle, dont on a tiré l’expression fier comme Artaban.

Nous bûmes du passe-menthe à même la table. Nous étions heureux de papoter. Puis nous nous dirigeâmes vers les comptoirs. Pas de belotes, pas de fléchettes.

Dehors, il pleuviotait. Un petit crachin de rien du tout, une caresse. Nos trois Prez remontèrent ensemble le cours de la Marne. Puis se séparèrent place de la Victoire. Tout un symbole. Et d’avoir une pensée pour Michel et Loulou, et notre incomparable Coco.

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