
Un tournoi à toucher contre les Barp’Barians à Musard. Six équipes engagées : trois côté Archi, trois côté Barp’Barians. Six équipes de cinq joueurs. Soit trente joueurs, plus les remplaçants. Le tout encadré par Maxime. Il a de l’avenir dans le management Max, il possède ce je ne sais quoi qui galvanise, emporte. Attentif à la bonne tenue des matches, un sifflet à la bouche, et quelques fiches pour noter ses impressions. Un mélange d’Urios et de Mignoni, tout en préservant la part qui n’appartient qu’à lui-même.





Le résultat, on s’en branle. Ce qui importe, c’est le pré, la balle qui voltige, virevolte. Et à ce jeu-là, Jean-Phi tout simplement sublime. Quelle vigueur, quel sens de la pénétration dans les intervalles. Du très grand art. Seb en resta coi. À Jean-Phi l’hirondelle d’or. Et oui mes petits, parfois le castor se transforme en hirondelle, et vice et versa, cela va de soi.


Sur le terrain, très précisément au centre de la ligne des cinquante, le Prez et Mozart. Il y avait quelque chose d’impérial dans cette manière de jeter un regard attentif sur tout ce qui bougeait, deci-delà, cahin-caha. Une grâce qui n’appartient qu’à certains.

Vers 21:30, Maxime arrêta les hostilités. Une petite bruine mouillait le synthétique. Fourbus, ils prirent le chemin des vestiaires comme Paul prit le chemin de Damas. Et c’était beau. Boki soufflait, Boki qui, souvent se prit pour le 10 de l’UBB, un certain Matthieu, par son désir de taper de petits coups de pieds par-dessus. Maxence s’agenouilla pour étreindre le pré, et Seb repensait à ces petits riens qui n’avaient pas abouti et qui auraient pu renverser le cours des choses. Mais il souriait. Ainsi est notre Tarbais.
Retour au trou
Jacouille attendait tout ce petit monde au trou. Chewbacca et Hamilton étaient là. Pioupiou itou. La table était mise. Vers 21:57, ils arrivèrent. Et de boire une petite mousse avant que d’attaquer la charcutaille, la salade d’endives.



Un gratin de pommes de terre au poulet en plat principal. Sans Poulet ni Amélie. Mais un gratin quand même, croustillant. Tous de se resservir. Et dans l’attente de la suite, Pioupiou nous chanta l’air canin qu’il préfère, un air aux senteurs délicates et sensuelles, ponctué de glapissements repris en chœur par une tablée conquise, qu’on se le dise.
Fayouz prend la main

Fayouz assuma le lancer d’assiettes. Quelques-unes ne trouvèrent pas les mains auxquelles elles étaient destinées. Les Barp’Barians ne sont pas rompus à nos us.
Dans nos assiettes, un camembert fait à souhait. Puis, une galette des rois sans couronnes. Encore quelques semaines avant que la triplette de rois ne pointe le bout de son nez.
Les résultats furent proclamés, par l’un du Barp. Mais, encore une fois, on s’en branle. Seul importe l’indicible, la caresse d’une passe, les fulgurances de Jean-Phi. L’efficace est si terre à terre. La grâce, seule, épouse les chemins du salut.
Passage à la caisse avec nos trez, sis l’un à côté de l’autre.

La soirée s’éternisait un peu. Une éternité brève en somme. Passe-menthe, bonbons, Jet. Avec Peyo au service.


Le trou se dégarnit peu à peu. Dehors, un léger brouillard et toujours de la bruine. Dernière soirée de l’année alternant pré et trou. La suite l’année prochaine. Et mercredi prochain, assemblée générale. Nous entamerons notre cinquante-cinquième année d’existence. Une éternité un peu plus longue, n’est-ce pas, que cette bonne soirée de décembre. Le castor à la cinquantaine alerte. La vie est belle.