
Sur le pré, cinq contre cinq, avec Sergio. Sous les poteaux, l’œil avisé de JB, l’Amiral et du Bardibulle pas encore d’attaque. Un soir de fin d’automne, frisquet, humide. La balle allait bon train. Un toucher vif et alerte. Et Dudu rayonnant sur son petit bout d’aile faisant par deux fois la nique à son vis à vis. 21:15, clap de fin.
Sur les murs du trou, le passé ne passe pas
Sur les murs du trou, par la grâce d’Hamilton, les vieilles photos usées par le temps ont pris un coup de jeune et retrouvent leur éclat d’antan. Un salut salvateur à notre belle histoire. Il a un petit côté club à l’anglaise notre trou désormais. Tout y est calme, luxe et volupté.
La Piballe était aux fourneaux, entouré par Jacouille orphelin de son petit. Pas de père Abraham et de chanson monotone ce soir.
De part et d’autre de la table, qui les anciens, qui les jeunes.


Comme un air de courges
En entrée une soupe de butternut. Le ou la doubeurre, parfois appelé courge cacahuète en raison de sa forme, ou le plus souvent courgebutternut littéralement, « courge noix de beurre » par anglicisme, voire plus simplement butternut, est un cultivar de courge musquée, une plante de la famille des cucurbitacées. Elle était exquise. Et ce soupçon de lait de coco que la Piballe avait eu le bon goût d’ajouter lui procurait une onctuosité à damner tous les saints. Chewbacca se régalait.
Pas Pioupiou, mais des petits pois
Pas de Pioupiou, mais des petits pois mêlés de carottes pour accompagner un rôti de porc cuit à souhait. Nous sommes trop chiches, côté petits pois. L’on sait l’antienne d’une publicité d’un autre temps. En 1967, Pioupiou faisait leur promotion sur l’écran de nos télévisions en proclamant que l’on a toujours besoin de petits pois chez soi. Mais Pioupiou, il était pas là.
Le lancer d’assiettes fut une formalité pour la Piballe. L’on sait les vertus de sa main, sa redoutable précision. Certains êtres son prédestinés. La grâce n’est pas réservée à tout un chacun ; il y a les heureux élus et les autres. Le lancer d’assiettes n’échappe pas à la règle.

Du camembert, seulement du camembert en fromage. Mais quel camembert ! Coulant, s’étalant sans ambages sur nos restes de pain. L’exclusive a du bon quand elle taquine l’excellence.
L’Epiphanie avant l’heure
Enfin une galette des rois. La Piballe anticipe, c’est l’une de ses qualités. À quoi bon attendre l’Epiphanie pour fêter les rois ! Il y avait dans ce choix un hommage évident à ceux qui trônaient autour de la table. Pas de couronnes cependant. Elles attendront le jour dit. Et puis des rois, il y en avait, qu’on en juge :

Des fléchettes, de la pluie
Olivier et Maxence s’opposèrent aux fléchettes. Et le petit de Sapiac l’emporta. Une belote de comptoir avec le vieux quatre et son acolyte se dressa. Hamilton et le barde rivalisèrent pour ne pas perdre. Dépité, le barde l’emporta hélas, parce que c’était lui.


Une toute petite pluie, un crachin mouillait le pavé au sortir du trou. Pas de Prez pour chanter sous la pluie, pas de Perdigue pour faire des claquettes sur le trottoir à minuit. Pas d’avantage d’Amélie pour rapporter les miettes de nos agapes à ses poules. De toute manière, de miettes, il n’y eut pas. Côte à côte, sur leurs bicyclettes, Hamilton et le barde fendaient le crachin. Cours Clémenceau, le plus beau des nôtres dormait peut-être de son sommeil de juste.