Il y a quatre mois, notre ami Kiki nous a quitté. Mais aujourd’hui, au cœur du trinquet, son rire semble encore résonner entre les murs. Les joueurs venus d’Arcachon ont répondu à l’appel, portant haut les couleurs du souvenir. Dans chaque échange, dans chaque point gagné ou perdu, se cache un hommage discret. Notre Kikicup n’est pas un tournoi ordinaire : c’est une rencontre où l’amitié affronte l’absence. Chaque pelote frappée contre la paroi rappelle la force et la chaleur de ces passions communes qui nous font castors.


Notre Archiball n’est plus là, et pourtant il est partout, dans nos gestes et dans nos sourires. Le trinquet devient un théâtre où l’on célèbre l’amitié autant que le sport.
Autour de lui, nous étions une belle équipe.

Au cœur du trinquet, cette année encore des castors ont bien répondu présents pour donner du rebond à ce rendez-vous si chers aux castors pelotaris en manque d’herbe. Il en faut du monde pour tenir la place d’un kiki pour trinquet ensemble.

La Cancha avec sa gardienne nous a accueilli tout le long de l’été avec en réserve le Trinquet Bordelais. Cette année a donc été une première pour préparer la KIKICUP. Les amis Archiball, pelotaris du coin et du Bassin, point de petit coin sans bassin, se sont donc donnés rendez-vous pour clôturer notre saison 2025 mais surtout ouvrir de nouvelles rencontres. Je crois que c’est l’histoire dans un champs de maïs qui me dit qu’il y a toujours un petit coin qui nous le rappelle. 25 joueurs et un Poulet se sont inscrits pour cette première.


1200 points se sont partagés sur chaque pelote frappée contre le mur. Le « Quand on a que le mur… »  pour notre rocker éternel, le trinquet a pour principe que le jeu se fasse entre 4 murs, un sol, un toit, et un filet. A la novia est la preuve que la fin est un engagement. Bref dans chaque rebond, le Kiki résonne. Les pelotaris sont venus aussi d’Arcachon. Ils ont répondu à l’appel, portant haut les couleurs du souvenir, et de la consolante. Bravo à ses mousquetaires, la pala, la moustache, la complicité si cher à notre Kiki D’Artagnan. Ils brilleront sans victoire, là est leur panache !


Le prix Navratilova a été remporté par notre Dudu, pas loin de remporter la coupe. Technique, effort, et beauté du geste et surtout coupe de cheveux sont les gages d’un geste qui restera dans les an..ann…an…annales. Avec 2 N ! c’est plus sûr. Chat GPT à l’appui. L’IA est notre hi han.


Comme l’écrivait Alfred de Musset : « L’amitié, c’est l’amour sans ailes. » Et aujourd’hui, nous jouons avec cet amour-là, sans ailes et avec lui.
Con se le dise. La Kikicup est née, son trophée est en acier avec une ambition de rebond et de durée. Elle sera remise en jeu chaque année. Gloire au vainqueur du tournoi, quoi de mieux qu’un stagiaire première année pour s’envoler avec la coupe et d’assurer en cela les principes d’une relève. Yann, premier dan et même pas un an de stage et il soulève déjà du lourd. Gloire à lui.

Après l’effort, Pedro nous invite à partager un repas qui prolonge la fête. Du jambon à bon porc, du melon pour ne pas faire court. Taboulet et saucisses à faire pleurer le tarlouzain. Garcimore brillera dans le second service. Point de lancer d’assiette, c’est Thérèse, gardienne du temple qui réceptionne. En revanche, El Guano se décarcassera, le gateau basque sera crémeux et cerise.
Les rires, les histoires et les toasts porteront son nom, comme un appel à revenir sur le prè et l’année prochaine au trinquet. Un grognard ne disparaît jamais vraiment, il est bien présent dans nos histoires et dans ses histoires. L’ambiance se prêtera à l’approche du demain aux cigares. Point de trophée sans tirage, point d’horizon sans nuage.

Merci pour vos présences, notre nombre, un bel hommage à notre vieux neuf.

Archiball Bordeaux depuis 1969