À Bègles, quand la morue entre en mêlée, c’est tous les castors qui se mettent en branlebas de combat ! La Morue est pour le castor une histoire d’amour. Les couleurs sont dans le rouge portugais. C’est un rouge à part où Ronaldo n’a rien à envier à notre Marco. Ce week-end, n’a pas de carton rouge pour les gourmands : la morue est reine, le castor en bon prince et chacun met la main à la pâte (de morue bien sûr).
Point de pré, le rendez-vous est au parc de la musique, l’adresse est sur le GPS. La famille Escassut est sur la queue de guerre depuis belle lurette. Les cuistots ont une belle recrue pour cuisiner la morue comme elle se doit. Bègles est une ville de dame, de damier et de tradition. Point de cœur sans histoire, la morue se fête à Bègles comme sa tortue bichonne son Brennus. La fête est au cœur du commun des hommes. Celle de la morue à Bègles trouve ses origines dans l’histoire ouvrière et portuaire de la ville.

Rien ne perd, rien ne se crée mais la morue se transforme. La ville développe un centre de salaison et de séchage de la morue. Le port de Bordeaux, tout proche voyait arriver les navires en provenance de Terre-Neuve, chargés de morue pêchée dans l’Atlantique nord. Les ouvrières et les ouvriers transformaient, séchaient et salaient la morue. Un savoir faire devenu histoire, et patrimoine. Il se disait que certaines rues de Bègles sentaient la morue à plein nez. Con se le dise ! La morue se fête depuis 1996 à l’initiative de la maire, le culinaire et la mémoire ouvrière en son sein. Un moment populaire, associatif, familiale et surtout festif. Le commun autour de la morue, nous l’ovalons biens dans son sens du collectif et de l’intergénérationnel. Nous quittons l’Irlande de l’année passée pour le Portugal.








Notre recette côté morue, restera secrète. Ce n’est pas une recette que notre Druide Pédro donne. En effet, cela reste une légende qu’on murmure autour d’un poêle à paella. Zinzin est un sensible à la rhétorique. Il Interroge entre deux services la question d’une redondance à celui du pléonasme. La tautologie trouve son origine comme sa zinzinade nous rapproche autour d’une chanson. Les anciens comme les jeunes se retrouvent autour du fameux délice. Les missions sont attribuées au fil du temps. Le fête a comme tendance de faire union, il en est des castors comme de l’horloge. Avec nous, le jeunesse béglaise en mode chandeleur. Les crêpes s’associeront à merveille (même pâte mais sans paëlla) à la fideua. Deux tournées d’accras dansées et trois de notre éternel Saby, un rosé bien sec et du rouge. Sacha Distel a chanté « La belle vie » sous l’emprise de ses douceurs.
La Papillon, une bière du coin a libéré certaines langues. La légende de la Fideua tient d’un cuisinier embarqué sur un bateau de pêche, le Portugal n’est pas l’Espagne, mais l’Océan est si grand. Il préparait régulièrement de la paella de fruits de mer pour l’équipage. Pedro est à la bibliothèque de Lisboà, il nous semble que la recette se cherche entre Lusitania et l’Ibérie. Mais le capitaine et ses matelots, n’étaient pas des enfants de salops, Con se le dise au fond du port de Bègles, au fond du Port. Mais paraît-il, le pacha était un peu trop gourmand et se réservait les plus grosses portions ! Naviguer en père peinard dans ses conditions que cela ne tienne.
Les matelots ont faim. Le riz deviendra pâte fine. Fideos pour prêter le nom de Fideuà.
Tout l’équipage d’antan et notre équipage d’aujourd’hui en raffola, au grand bonheur de la morue. Et Pedro garde ses rouleaux secrets. La recette ne se transmet que de Pedro en Pedro. Pourtant notre Pedro qui roule ramasse de la mousse. Sa perfection tiendra quand il attrapera les ballons hauts. Pour l’instant il est sublime.







Nous agirons par équipe proche de la quinzaine. Ce sera sans compter les cartons jaunes et de rouges. La troupe sera vivante et changeante. Mozart, Hamilton, Tonton, Tonton David, Le Suisse, Dudu, notre Prez, Boki, Simon… Les joueurs avaient des remplaçants, et les remplaçants des joueurs.


Notre Trio esperanza tient en notre Piou Piou, notre Pedro, et Notre superintendant notre Jacquouille.
Un clin d’œil d’excellence à notre équipe de jeunes qui ont envoyé du bois, en envoyant de la crêpe à tour de bras.

Luigi dit la Crêpe
Notre druide et son équipe sont les seuls à chauffer. Les packs d’avants répartis en première ligne au bar. La foule est une vague en désaltère. Fayouze, le Trésor, Le douanier transformeront la monnaie, en saveur du coin. La seconde ligne assurera les réassorts. Nul n’est sur la touche ? Jamais ! Ici, tout le monde est titulaire dans l’équipe de la bonne humeur. Plusieurs essais d’accras, de frites, Transformé avec panache !


Les boulistes lancent, les pelotais pelotent, les rubymens plaquent le bitume et les cuistots envoient du jeu. Les anciens transmettent aux jeunes, et les jeunes transmettent aux anciens. Il en est ainsi quand l’union fait Bègles.
L’appel du trou sera une amorce à un au revoir. La troupe s’est donnée. Le mérite se fait substance et le plaisir dans l’idée de la retrouvaille.

La vie est faite de rencontre dans la lumière de nos jours, comme des balades sous la lune.
« Aimez ce vin qui vous fait rire,
Et ce pain qu’on mange à deux mains ;
Aimez les baisers, et le rire,
Et la table et les bons festins »
Ingrédients pour réaliser la Fideua:




Pour faire une bonne Fideua, il faut d’abord bien nourrir les castors. Con se le dise!
QLCVP