Par la Barde et Bardibulle

Les boules comme porte-clés. Il en faut de l’imagination pour avoir accès au pré. Les habitudes ont la vie chère. L’antan nous pousse à la marche alors que les barrières se limite à l’escalade. Quand ça marche pourquoi courir s’interroge Chewbacca. Le sacré a ses barrières et les fidèles sa pénitence. La marche se fera en amont du courir. Une régression progressive en somme.

Si le synthétique est dévastateur pour les amateurs vétérans de la gonfle la marche alimente toute sa vertu. Sergio les barrières il s’en branle, il a été bon ce soir allez savoir pourquoi. Une belle découverte pour certains, une constance pour d’autres. Le Tarbais aurait apprécié. Le timing juste et parfait ouvrant des plaines à nos montagnes. Nous courrions dans son équipe à plaine perdue. Des boulevards se font dans le dynamique et le sens du jeu.

Lacanau est venu en force a en cloué le bec. Jean phi se plait dans le décalage horaire. Sur le pré, il est à l’heure. Simon à l’aile a réussi le premier rattrapé au toucher avec un jeu au pied d’excellence. Le grand terrain était trop petit. Seule la jeunesse aura raison de notre mobylette, El guano atteindra plusieurs fois la ligne.

La douche en réconfort. Ce soir c’est tautau et le trésor qui cuisinent !

Jacouille s’agaçait en cuisine ; il manquait un poêlon. Il eut beau cherché, il resta bredouille. Il fit contre mauvaise fortune bon cœur. Plus de jambon à découper au grand dam de Chewbacca. Le trou se garnit peu à peu. Cougnaou était là, ainsi que Sergio descendu de ses montagnes, et Jeff. Pas de Pépé. Sa douce et tendre Maryvonne est partie. 2025 est bien ingrate.

Mon Trésor et Tautau étaient de mets par cette première nuit de juin. Mon Trésor  ouvrit le bal et resta fidèle à son histoire. Il nous gratifia, en entrée, d’un pâté en croûte tendance picarde, accompagné d’une salade. Il n’en resta pas une miette.

Alors Pioupiou prit la parole afin de nous détailler les derniers réglages de la fête de la morue. D’aucuns réclamèrent le père Abraham ; ils en furent pour leurs frais. Le tribun l’emportait sur le clown. Les deux se confondent parfois. Pas chez Pioupiou.

Il revenait à Tautau de mitonner le plat principal. Et ce fut une réussite. Un colombo de porc. Le colombo est un mélange d’épices antillais. Coriandre, piment, ail, curcuma peuvent ainsi se mêler et parfumer de tendres miettes de porc. Cet hymne au métissage connut un franc succès.

Le binôme de service assuma son lancer d’assiettes avec tact et précision. Pour la plus grande joie de Jacouille. Un sans-fautes. Enfin presque. Chewbacca laissa s’échapper le couvert par inattention.

Un camembert et un roquefort en guise de fromages. Pas plus. Pas moins. Juste ce qu’il faut.

Une tarte aux pommes enfin, une vraie, faite maison. L’âme pâtissière de Gaston répandait ses bienfaits. La tarte est une philosophie. Comme si l’on ne philosophait qu’avec des mots ! Une tarte aux pommes est une leçon de sagesse et de savoir-vivre. Nos compères d’un soir surent varier à loisir leurs offrandes.

Titi se prélassait dans notre beau divan noir avant de prendre la poudre d’escampette. Il jetait, de temps à autre, un tendre regard sur son Poulpe.  On papotait au comptoir, passe-menthe aidant.

La nuit était grise. L’été n’a pas encore pris ses quartiers. La constellation des castors perçait les nuages. La belle étoile de Grognard scintillait. Le Bardibulle scandait des vers d’Aragon en pensant à Pépé. Ainsi de l’incipit d’Elsa : « Je vais te dire un grand secret, le temps c’est toi. » Il va comme un gant à Maryvonne.

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