Par le Bardibulle

C’est un mercredi de printemps de plus qui se morfond entre du soleil et des giboulées. Le temps est chafouin, le ciel couvert n’avait rien d’hostile : c’était une soirée commune pour se prêter à une équation à deux inconnues. Le terrain n’est plus boueux, le moderne tient du synthétique. Les castors ont pris le pli du maillot humide . La troupe s’étoffe d’une nouvelle jeunesse. Elle est fruit des périples de notre Maxime. Sa saison est un moteur à deux temps. Lacanau tient à son ovale. La jeunesse découvre que le championnat n’a de terme que lorsque l’envie n’est plus. Quelques envolées  et quelques feintes, les échanges fusaient autant qu’une négociation envers des arbitres de chaque camp. C’est en esprit bon enfant qui fera son chemin derrière plusieurs aplatis. Les aplatistes sont ainsi ils régressent par raison. Le rugby entre générations est une affaire d’évolution entre ceux qui prennent le trou et ceux qui courent. La terre n’est pas ronde mais bien ovale.  David sur la question est un aplatiste averti. Il a l’art et la manière du troisième ligne en ouverture. Le toucher pour lui est une impasse au plaquage met prête au jeu du ballon. Les jeunes courent pour rattraper une expérience d’avant leurre. Le temps est chien pour que l’expérience prenne place il faut courir. Point de temps sans espace. Le jeu se fera entre l’en-but et les quarante. Dudu ne le sait que trop et son partage reste dans le respect de la sautée. Pour une fois Lacanau a bien couru.

À la fin du toucher, le trésor est heureux, son maillot est trempé, son anaérobie est dans la fonte. Les anciens s’étirent, les jeunes trémoussent, le détenteur du gel douche est à la distribution.  Le salut d’une douche.  Deux chansons pour donner le la. Direction le trou c’est Maxime qui régale.

Maxime nous accueillait avec le reste de son équipe de Lacanau. La pression se libère le Jacquouille à la tête de ses anciens. Notre super intendant supervise les manœuvres. Montre en main, Pépé redresse son béret il regarde ses troupes, le bar est dans sa dernière manœuvre. 22H00. Un « A Table » donne au castor le signal. Pépé siège au centre, la table. L’entrée se fera au pâté. Lou Gascoun sonne le sud ouest. Un mélange printanier pour la verdure, Le minimum dans son Maximum. Le cuistot gère un timing serré.  Sa cuisine est moléculaire. La tomme se travaille au biceps. Un filleul ne sera pas de trop pour la malaxe. La saveur de l’aligot tient dans la sueur. Le Maxime est costaud son secret est dans l’aligot. Une serie de 30, 50 burpee et il repart pour la malaxe. Pépé fait chabrot avec la salade. L’attente est une désespère mais l’effort mérite l’assiette pleine. La sonnette donne un tempo de retard. Le tercio suit son cours. Les castors discutent, l’attente est en parole. Les pronostics vont bon train Toulouse dans l’Europe a l’UBB en barrage. La revanche sent bon pour une étoile. La cuillère de bois tient la promesse. Point de nuance entre la cuisine et la musculation. L’aligot est une affaire de gros bras. Deuxième sonnette, l’aligot est prêt. Putain la cuisson des saucisses. Maximum sur un bras malaxe et de l’autre il tourne les saucisses. La cuisine à sa maçon de faire. L’oubli du temps est dans la saveur en bouche. L’aligot est dans la texture du divin. Elle est dense, elle est douce, elle fond, l’atome du délice en soi. Maxime avait ramené de l’aligot, bien chaud, filant comme il faut, avec une saucisse grillée qui chantait encore.

Le lancer d’assiette fera de la casse. Les lancers sont ainsi quand l’aligot est roi.

Le dessert en tarte. Le bar appelle son à menthe. Elle se fera Amiral. Un springbok marin c’est comme un bon coup de biniou, il ne se découvre qu’au trou. La magie se fera en couleurs la menthe en sous couche. Le chef d’orchestre a les annonces. Cela ne rigole pas dans la marine. La mer a ses supplices que l’ordre transforme en délice. Rigueur et coude levé, l’amour du voyage nous relie à l’instant aux antipodes. Gloire aux marins. A rabord toute ! Les marches sont une remonte. Dehors les étoiles nous associent à l’Ariège, point de terre sans les mêmes étoiles. Une maxime de plus au plus grand plaisir du trou.

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