Par Bardibulle

Sur le pré, il fait toujours beau. Mozart en bon neuf est en première ligne. Il accueille la troupe. Le magnétisme est une garde en soi et l’animal un effet d’hypnose. Les ballons seront en nombre, et les castors se déploieront jusqu’au 40. Le sorite en est jeté, à chaque castor de plus, le groupe se fait.

Le coup d’envoi donne raison au tour de chauffe qui n’en finissait plus. Il y a deux écoles pour la préparation, les coureurs et les manuels. Ceux qui chauffent le bas et ceux qui chauffent le haut. Le Tarbais et Sergio ne s’échauffent pas. Julien non plus. Le muscle a des principes que l’accélération ignore. Le gastrocnémien n’était plus sien. Le costaud à comme talon d’Achille, un mollet labile. Le labile a les boules. La prise de trou crée au naturel une tension, et une élongation c’est le principe électrique qui se joue en bilatérale alternée pour que la course se fasse. Le mollet dans le bon mot manque à l’appel. Le décalage crée la déchirure qui nous prive de la bête.

Nous eûmes mollet en moins du beau jeu, la Bigorre ne descend jamais et vide et n’est jamais avare de la bonne prise du trou. Quelques mots pour déstabiliser la défense dans le sens de l’adversité. Sergio sur le pré est un yodler même si dans le baryton le joueur reste un ténor. Il n’a pas besoin de sa langue pour créer le décalage, mais l’expérience crée une zizanie si propice à une faille adverse.

La douche et direction le trou. Ce soir, c’est le Barde et Hamilton qui régalent.

La descente se fera sur une ou deux pattes. Jean phi a programmé le réassort en Sabite. Jacquouille ne râle point quand la cave est pleine. Le rouge et le rosé font concurrence au mentholé. La belote s’épuise au fur et à mesure que la table se remplit. Chewy gagne en technique dans l’art de la découpe du jambon. David s’évertue à la pression. La cadence se fait en poinçon. Croucrou est au poinçon ce que Titi est au pinson.A Table !

L’entrée se fera chou en découpe et pâté en tranche. L’art est dans l’âme d’une offrande. « Tous les choux sont permis », Hamilon au bout et le Barde à sa droite conversent avec le Prezze. Fayouze siège avec ses saints. Les honoraires sont des fameux. Les mots font des images une histoire, le trou devient alors une agora moderne. Le lieu est sublime, le trou reste une rencontre où le vide fait son plein. Fayouze préside, la suite dans les idées, il réclame le principal. La philosophie du bon plat est une poésie en chaire et donne au mythe un mouvement. Piou Piou caline sa dernière cuillère, pour lui la compète est affaire de cassoulet.

La recette ne porte pas de nom mais prête de bons mots aux multiples saveurs qui s’en dégagent. Les couleurs se feront en nuances et le négatif du labo en flagrances. Le porc est une viande en mijote, des épices d’orient et du miel feront du plat un relief certain. Le Barde écrit en rime et cuisine en miel. Du Reindent pour la mixité en son sublime.

Le lancer se fera à quatre mains et le fromage en trois temps.

Le dessert laissera une mémoire dont la madeleine de Proust garde tout son fruit. La mentholé comme ultime réunion. La remontée mérite sa liqueur. Bordeaux est nocturne. Le cours est une longueur de plus dans la nuit.

Les cuistots chevauchent leur vélo.

Hamilton :  Les saveurs de la vie sont subtiles. Il faut les goûter avec mesure, pour mieux les comprendre.
Le Barde : Moi, je les dévore comme un fruit mûr, juteux et sucré. Comprendre ? Non. Ressentir ? Oui.

Le silence se fait, une trottinette passe…

Hamilton : Mais si tu ne discernes pas, comment distinguer l’amer du doux, le vrai du futile ?
Le Barde : Je les mêle, comme le miel dans le vin. C’est dans le mélange que naît la magie.

Le feu est au rouge … il passe au vert, nos cyclistes reprennent leur route. Il en fallait bien deux qui s’arrêtent au feu.

Hamilton : La recette ne se lie qu’à partir d’un soupçon, celui du bon sens enfantin

Le Barde : Pourtant, c’est dans l’ivresse des sens que la vie murmure ses plus beaux secrets.

Les deux castors sur roues s’enfoncent dans la nuit. Les lumières deviennent plus grandes à la faveur d’un éclairage qui se réduit. Con se le dise !

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