Par Bardibulle et Lolo

Ce mercredi le castor ne se découvre pas d’un fil. Les castors ou à raison apprivoisent ce nouveau soleil du printemps. La course du soleil pousse progressivement la lune dans ses 22. Cette danse est éternelle et notre rugby attire plus que de saison. David, et le trésor retricotent le monde à chaque tour de chauffe. Titi, notre pinson nous fait découvrir la nouvelle collection d’été. Solide et planté, notre pinson a troqué un bermuda court dont lui seul a le secret pour son short de rugby. Il parade sur le pré comme en dehors du terrain avec une classe olympienne et une apparence digne d’un influenceur en prépa bronzage. Summer is coming ! Il défile maintenant sur le gazon comme sur un podium. Même que Boki l’a confondu avec une pub pour crème solaire. Notre pinson en sublime marquera son essai. Il n’y a pas de mode sans des marques. Le style en effet n’est rien sans la classe. C’est l’alchimie entre l’audace d’un créateur et la précision d’un artisan, où chaque couture raconte une histoire et chaque tissu devient un terrain d’expression. Le rugby chez le castor c’est de transformer un simple bout de cuir en déclaration de style. L’interception est indémodable. Une course sans pli et un essai bien cousu. Con se le dise.
Marco dans la couture lui, fait peau neuve et s’essaie à de nouvelles retouches. Le costaud ne fait pas dans la dentelle, la machine est plutôt à en découdre plus qu’à coudre. Le jeu se fera aux bénéfices de l’équipe à Bardibulle, même la victoire à celui qui marque le dernier essai n’y pourra rien. Sur la touche quelques castors photographes. La saison printemps/été est bien lancé. Un peu de jeu paparazzi et un peu par là ! Le soleil s’échappe, le fil de la nuit tire la lune.
Un filet d’eau pour la douche est de mise. Des serviettes en éponge. Un bermuda nouvelle saison et nous voilà direction le trou. Ce soir c’est notre nouveau vieux Prezze Arnaud, et notre tonton qui nous régalent.


La descente se fera dans des flagrances denses, tanniques et suaves. A chaque marche la cuisine souffle sa mijote. Le bon vin donne du sonore à notre trou. Le mélange est dans la mêlée, le trou est dans l’ensemble. Chewbacca est à la découpe, le cochon tient dans son sacre la finesse d’une évapore en bouche. Jacquouille trouve toujours des adversaires à la belote. Le Guitou devient son valet pour l’occasion. La belote sans re, n’est pas une vraie belote. Une symphonie sans Mozart et sans Barde ça n’existe pas. 22 heures sonne, Pépé ajuste son béret, le « A table ! » est lancé. Les castors trouvent place. Il faudra un jeu de chaise pour que tout le monde trouve son assise. Fayouze prend parole. Le moment est solennel, l’ancien prezze offrira des bulles, Jérome à sa droite propose en coup d’envoi de la salade. Dans l’assiette, le printemps se confirme, la saison ne ment et s’installe avec assurance. L’endive, fière de son amertume délicate, se pavane en feuilles croquantes, comme une ballerine un peu piquante. Les noix, petites bombes de caractère, apportent du craquant et une touche rustique, comme si la forêt s’invitait au déjeuner. Et puis un crémeux, un peu impertinent fait liant et fond doucement sur tout ce petit monde. C’est frais, c’est franc, c’est bon. Tic et Tac photos à l’appui agrémentent leur voyage gustatif avec des souvenirs d’orient. La mémoire tient dans la sensation ses origines multiples. Poulpo lui comme d’hab se décarcasse. Le vieux 4 réclame des patates tambièn que mal. Jean phi pleure son Sabyte qui s’évapore plus que de raisons. La part des anges donnent au trou la grandeur du paradis. Il faudra un Médocain à la Rescousse.

L’hirondelle fait son printemps et la suite sa volaille. Le vieux 4 retrouve son sourire et pousse la chansonnette, il retrouve sa patate. Cuite au four mais patate toujours. Le blanc du poulet en fondant. La mijote gardera le plaisir des épices mais comme le vin est bon, goutons voir si le poulet est bon. Simon et Boki sont dans la resserve. Piou donne à sa table une pointe d’accompagnement que Sandro y Pecho n’oublieront pas.

Pépé quand le poulet est bon chante pour voir si le vin est bon. La zinzinade donne un effet trou normand à la tablée des chemins. Le chœur est au centre des choses. Le lancer ouvrira une arcade, quand le prezze lance, les castors dansent. Trois saveurs lactées avant le sucré.

La cuisson est à la mode guano garanti. Croustillant autour est moelleux à l’intérieur.
Le mentholé nous regroupe pour la belote. Maxence sera en chance, Simon dans l’atout ne trouvera que reine dans un domaine où seuls les valets font rois.
Les marches se prêtent à notre remontée. Sous la lueur tamisée des réverbères, la nuit bordelaise se dévoile comme une robe de haute couture. Ses ruelles comme notre trou sont tissées d’histoires et de mystères.
« La mode n’est pas quelque chose qui existe seulement dans les vêtements, elle est dans l’air, dans la rue, dans l’architecture, dans la vie. » Parole de Coco