Par Bardibulle
Le rugby et la cuisine marocaine ont un point commun : ils se rassemblent autour de moments fort du monde des castors. D’un côté, un sport où l’ovale se presse à l’emmêlée. De l’autre, une gastronomie généreuse où les épices dansent dans les plats, réchauffant les cœurs comme un bon plaquage sur le pré. Le voyage se fait au premier pas franchi. L’invitation du soir est un retour en soi. Le Loulou est de bouffe pour un voyage gustatif où le tajine remplace la troisième mi-temps et où le thé à la menthe se déguste comme une victoire bien méritée.

Bardibulle sera de la partie, en second rideau pour pousser le marmiton à son devenir en muezzin. La prière est belle quand l’appel fait union. Les coureurs repus de leurs courses descendent les marches pour retrouver un trou à la mode Casablanca. Précédés par nos anciens, Jacquouille en pointe.
Le trou se fera en image. Il parait que la terre est bleue comme une orange.

L’entrée se fera harira bien qui harira le dernier. La harira est une soupe traditionnelle marocaine, emblématique du mois de Ramadan, mais aussi appréciée tout au long de l’année. Riche et nourrissante, elle est préparée avec une base de tomates, lentilles, pois chiches et des secrets de là-bas. Aïcha ira, cha ira, cha ira le poivre piquera et son réconfortera la rupture de nos jeunes. Le trou est une découverte. Coriandre en saupoudre et une suite en semoule.
Le ptit Loulou a égrainé comme il se doit la semoule et ses épices. L’épaule d’agneau n’a plus de secret pour lui et son coup de cumin rend la bête docile à l’hédonisme culinaire. Chaque bouchée est une virée à Fès, Meknès, Taroudant. Ca Safi, voilà que PiouPiou se transforme en vendeur d’eau.

Le lancer d’assiette une formalité pour la Bretagne, la Chalosse passe son relais. La cabosse nécessite une voie lactée dédicacée. Du dos cassé au dédicacé il n’y a qu’une vache qui rit qui ne tienne. Point de plaisir sans régression.
Des délices en dessert, des cornes de gazelles et des sucreries en pâtes. Un thé à la menthe et de la menthe en thé. Le p’tit Loulou nous prête au voyage, con se le dise.